Le Monte Serva
- Plus je vieillis, plus le mont Serva me paraît gigantesque.
- Alors qu'il est toujours pareil ! Vous voyez ? Ils vont à l'étranger, ils reviennent avec un diplôme, et ils prétendent nous donner des leçons de géographie.
Le Monte Serva
- Plus je vieillis, plus le mont Serva me paraît gigantesque.
- Alors qu'il est toujours pareil ! Vous voyez ? Ils vont à l'étranger, ils reviennent avec un diplôme, et ils prétendent nous donner des leçons de géographie.
Ange, antenne et corbeau (Cliché SDB)
C’est l’heure de l’apéritif (très tard, à cette saison dont les journées durent longtemps). Installés sur la terrasse panoramique d’un bar, nous assistons au passage des corbeaux. Tous les matins, ils se déplacent des montagnes de l’ouest vers la plaine. Le soir, ils rentrent chez eux.
Leur passage est rapide, fourmillant et spectaculaire. Après le peloton, comme au Tour de France, on voit apparaître les retardataires. Suit un moment de vide, interrompu par le surgissement du dernier :
- Regarde celui-là, mais où s’était-il fourré ?
- Il avait oublié son cartable.
- Écoute, ça commence à bien faire. C’est la troisième fois que tu me dis : « Encore dix minutes et on arrive au col ».
- Je suis désolé, et pourtant … j’étais sûr que …
- C’est toujours la même histoire. C’est pas comme ça que tu me feras aimer la montagne.
Mon frère s’appelait Paolo. Il était sensible à l’ambiance alpestre, mais sans en faire une priorité. Je me demande où et quand il a rencontré les vaches immortalisées dans ces croquis.
Aujourd’hui c’est son anniversaire.
J'ai emprunté cette image au site suivant : http://www.ruralpini.it/Parco-dei-cervi-a-spese-degli-agricoltori.html
C’est la peur, vient-on de m’apprendre, qui configure le paysage : peur des grands prédateurs, peur des hommes. Lorsqu’on est des proies, on se réunit et on se disperse, on se montre ou on se cache en fonction du danger. Porteuse d’une forte charge métaphorique, cette idée dépasse manifestement le champ de l’éthologie.
Loin d’être répulsive, aujourd’hui, la peur attire dans les mêmes endroits des milliers d’éco-touristes sur les traces des ours et des loups.
Penser les ruralités contemporaines
ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES (Paris)
- Pierre Alphandéry, ancien chercheur INRAE (hors EHESS)
- Christophe Baticle, maître de conférences, Aix-Marseille Université(TH) (hors EHESS)
- Sophie Bobbé, chercheure associée au laboratoire LAP – EHESS
- Sergio Dalla Bernardina, professeur, Université Bretagne Occidentale(TH) (LAP-LACI) Cet enseignant est référent pour cette UE
Salle AS1_08
54 bd Raspail 75006 Parislundi 9 janvier 15:30-17:30
Hugo Gassin
« Entre pensée globale et savoir vernaculaire. Une démarche paysagère en Basse-Navarre (Pays basque) ».
Dans le cadre de la réalisation d’un Plan de Paysage portant à la fois sur l’ensemble du Pays basque nord et le sud du département des Landes, la Communauté d’Agglomération Pays Basque et la Communauté de Commune du Seignanx réunissent différents acteurs lors de démarches participatives censées porter une réflexion collective sur l’aménagement futur des zones rurales ou périphériques. Ces dispositifs, organisés autour des perceptions du paysage, sont spécialement élaborés pour donner une place particulière aux « représentations des habitants ». Pourtant, certains éléments prononcés lors des discussions, tant dans leur dimension locutoire qu’illocutoire, peuvent laisser supposer que d’autres regards, ceux des techniciens, sont exprimés et échangés, se superposant alors à celui des habitants. Ces démarches participatives sont en fait des espaces de négociation des regards. Nous reviendrons sur une situation ethnographique particulière le temps d’une « Balade paysagère et patrimoniale ». Cela nous permettra de montrer comment le paysage (à la fois lieu et regard porté sur ce lieu) remplit le rôle de médiateur dans les projets politiques qui proposent de (re)penser les ruralités.