lundi 17 juin 2019

La maman des choucas





L’autre soir, dans l’arrière-pays breton, j’ai pris en photo ce corvidé.  C’est un choucas, je pense. Il m’a à peine accordé un regard et a continué sa promenade. On aurait dit qu’il méditait. Je me suis renseigné sur ses caractéristiques et je suis tombé sur cette information surprenante :  si, en ouvrant les yeux pour la première fois, un choucas croise le regard de l’éthologue viennois Konrad Lorenz, il pense automatiquement que c’est sa maman. Cela doit le perturber pas mal.

samedi 15 juin 2019

" Sauvage toi-même! ". Pour le respect des espèces pas encore domestiquées




 
 Chien savant en bronze des années '30
À l’époque de Morgan et Tylor  on parlait avec désinvolture de «  sauvages » et de « civilisés ».  Après, on a compris que c’était injuste et discriminatoire.  L’éthologie contemporaine a montré  que même les animaux ont une culture (des mœurs, des dialectes, des connaissances, des techniques qui varient d’un groupe à l’autre). Il faut donc arrêter de qualifier les animaux sauvages de « sauvages ». Je propose de les appeler, dorénavant, « animaux autrement civilisés ».

jeudi 13 juin 2019

Comment multiplier le gibier sur le territoire national ? Un conseil aux chasseurs


Tintoretto, La création des animaux, 1551-52 
Je continue avec mon histoire de « rituels ascétiques ». En résumant les analyses de l’anthropologue autrichien Gerardo Reichel-Dolmatoff, son collègue français Philippe Descola décrit ainsi l’écologie des Desana, population amazonienne qui ne compte désormais que quelques milliers de représentants :
«  Afin d’éviter les déperditions entropiques, les échanges d’énergie entre les différents occupants et régions du monde doivent  être organisés de telle façon que les prélèvements effectués par les humains puissent être réinjectés dans le circuit. (…) Le moyen le plus commun de parvenir à ce résultat est l’abstinence sexuelle. En bridant ses désirs charnels, le chasseur opère une rétention et une accumulation d’énergie sexuelle qui pourra rejoindre le stock général de puissance fécondante en circulation dans l’univers et bénéficier ainsi à la reproduction des animaux chassés »*.
* Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005, p. 473

mardi 11 juin 2019

Faux rapprochements


Il y a longtemps, en lisant les mémoires d’un chasseur des débuts du  XIXe siècle  j’avais été frappé par ses invitations à la sobriété. « Le bon chasseur – disait-il à peu près – doit partir le sac  vide, en amenant avec lui juste un oignon, de l’eau  et du pain sec ». Je trouvais la chose peu logique. À l’époque - j’étais encore naïf et je croyais aux rapprochements transculturels -  j’avais interprété cette coutume comme un « rituel ascétique » pour employer le langage d’Émile Durkheim*  : « Je renonce à quelque chose (manger, par exemple), pour avoir autre chose en échange (un chamois, par exemple) ».    
Émile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, [1912 ]Presses Universitaires de France, 5e édition, 2003

dimanche 9 juin 2019

Balance ton abeille



Je découvre l’existence  du Grand Indicateur. Il s’agit d’un oiseau endémique de l'Afrique subsaharienne. Lorsqu’il repère un essaim d’abeilles il en signale la présence aux chercheurs de miel.  Ces derniers arrivent sur place, détruisent le nid à coups de machette, prélèvent le miel et laissent au délateur la cire et le  couvain, dont il est friand. Ce que j’aime c’est son nom, qui se prête à toute une série de parallélismes.

vendredi 7 juin 2019

Éloge de la proie





Les antispécistes de Lille ont été condamnés. C’était prévisible, même en reconnaissant  leurs bonnes intentions. En tout cas,  je les trouve cohérents. Pourquoi s’en prendre seulement aux bouchers ?  Même les poissonniers sont des prédateurs. 
Que le monde serait meilleur s’il n’y avait que des proies.

mercredi 5 juin 2019

Anthropomorphisme. Interprétation et sur-interprétation



 

Je me pose des questions sur le comportement de la mouche que je viens d'immortaliser. En approchant d’une goutte de lait qui traîne sur la table elle joint ses pattes antérieures de façon énigmatique. On dirait un rituel. 
1) Elle se frotte les mains avant de se mettre à table.
2) Elle se nettoie les mains avant de se mettre à table.
3) Elle remercie le Bon Dieu avant de se mettre à table.

« Cette myopie techniquement appelée “anthropomorphisme”, le fait de penser que les animaux sont comme nous dans leurs sentiments et leurs besoins, a moult conséquences non seulement sur nous les humains, mais sur les autres espèces ».  (Extrait de la revue À bâbord    N. 45 - été 2012.   L’anthropomorphisme et ses dérives).

lundi 3 juin 2019

Comment réduire le nombre d’étourneaux



 
Maintenant on ne les voit pas trop, les étourneaux, mais en hiver ils pullulent. Le discours concernant ces oiseaux grégaires prévoit trois étapes :
1) On magnifie leurs évolutions au coucher du soleil  
2) On déplore les effets de leur stationnement en ville
3) On en profite pour montrer qu'on a vu le film  d’Hitchcock

Les étourneaux seraient moins nombreux si les gens savaient qu’ils sont comestibles.

Voici une bonne recette proposée par la Fédération des Chasseurs des Deux-Sèvres :  

Plumez, nettoyez, brulez vos étourneaux et désossez les. Coupez grossièrement toutes les viandes (300 g de filet mignon de porc, 250 g de graisse de porc), ajoutez le thym, les baies, coupez grossièrement l'oignon et recouvrez le tout avec l'eau de vie. Mélangez bien et mettez au frais pendant 24 h dans une terrine couverte. Le lendemain, retirez les baie de la préparation le thym et le laurier et passez le tout au mixer. Chemisez un moule à terrine avec la pancetta coupée en fines tranches de façons à couvrir tout l'intérieur de votre moule. Versez la préparation dans le moule et terminez par une couche de pancetta. Faites cuire a 180°C au bain marie pendant 2h30.*

*Ce  post est le sept-centième. Il faut être fous.

jeudi 30 mai 2019

Fidélité

 https://napoli.repubblica.it/cronaca/2019/05/27/news/ischia_piange_nicoletta_cane_super_fedele
On meurt et c’est tout. Voire on meurt et l’âme quitte le corps pour se déplacer ailleurs.  Refusant ces deux points de vue Nicoletta s’est rendue  tous les jours, pendant dix ans, sur la tombe d’Alfred, son maître bien aimé.*
* Le journaliste de La Repubblica  définit Nicoletta « un bellissimo meticcio ». En fait, Nicoletta est charmante, mais elle n'a rien de spécial. J’attire l’attention sur cet oxymore involontaire : à l'époque du politiquement correct "métisse" reste un terme péjoratif qui doit être compensé par "bellissimo". 

mardi 28 mai 2019

Vive l’Italie ? Ça se discute




 
On a beau ironiser sur Matteo Salvini (récemment,  le site officiel du démagogue lombard a été inondé de petits chats numériques). Un tiers de mes compatriotes a voté pour lui.
Ceci me laisse sans mots. Mais il ne faudrait pas, c’est une réaction élitiste.

dimanche 26 mai 2019

Le charme discret des bombes à fragmentation



 
Je lis dans Libération un entretien avec  Claude d’Anthenaise qui commente l’œuvre de Théo Mercier, un jeune créateur très inspiré par les cabinets de curiosités et la notion de « domestication ».  D'Anthenaise décrit le potentiel scénographique du Musée de la Chasse et de la Nature, dont il est le directeur, devenu au fil du temps un important centre d’art contemporain : «  Mais les armes plaisent aussi beaucoup aux artistes, remarque-t-il avec un brin d’ironie.  Il y a un potentiel émotionnel énorme dans une collection d’armes : lorsqu’on expose par exemple une œuvre fragile à ses côtés, ça la tonifie ». 
Ces propos me reviennent à l’esprit  en croisant un monument aux morts dans les environs  du boulevard Raspail. Les armes plaisent en général, effectivement, ou du moins elles fascinent. Neutralisées, désamorcées, elles perdent leur pouvoir mortifère mais gardent intact leur « mana ». Elles sont appréciées par les municipalités, qui s’en servent pour décorer leurs mémoriaux. Elles sont aimées par les religieux parce qu’elles donnent à leurs cérémonies un surplus de solennité.  Elles sont admirées par la citoyens qui visitent les dits mémoriaux. Il y a à croire qu’elles plaisent  aussi aux morts  dont  les noms, peints en or, brillent pimpants dans le marbre. 

jeudi 23 mai 2019

Le local et le global


Moineau appâté par une miette que je viens de lui proposer
Je regarde ce moineau et je pense à l’exotisme. On est fasciné par ce qui vient de loin. Lorsque j’entends parler des rêves chez les Aborigènes australiens, par exemple, ou des réminiscences intra-utérines chez les Inuit,  je trouve que c’est envoûtant. Ah, que c’est différent chez eux ! Et je me dis : « Toi, en revanche, tu travailles sur des trucs locaux. C’est moins mystérieux, c’est moins anthropologique ». Je ne suis pas sûr que ce soit complètement vrai.  Ce moineau, en tout cas, plus je le regarde plus il me paraît impénétrable.

mardi 21 mai 2019

La symbolique de l’ours




 

Voici la dernière série de propos surprenants issus du cours d’ethnologie « De l’humain animalisé  à l’animal humanisé »

« Depuis des milliards d’années l’animal est au plus proche de l’homme ».
« Ces dernières années l’homme reconnaît de plus en plus la cause animale, par exemple au niveau cosmétique où des animaux sont utilisés pout tester des produits ».
« L’ours, qui était avant le symbole de la pédophilie (Boucle d’Or) et de la virilité mal placée est devenu quelque chose de doux et mignon (peluche, Freddy Bears,  Winnie l’Ourson,  Oursons à la guimauve) ».

dimanche 19 mai 2019

Peut-on hiérarchiser le droit à la vie des différentes espèces?


Mésange (je crois) poursuivant sereine son projet existentiel.
 
 

Chat  poursuivant serein son projet existentiel.  

vendredi 17 mai 2019

L'homme et l'animal : où passe la frontière?


Image empruntée au site : https://www.ohmymag.com/chien/les-20-plus-belles-photos-de-chiens-qui-rient-aux-eclats_art92018.html




Je ne résiste pas à la tentation de livrer ces nouvelles merveilles issues d’un cours d’ethnologie consacré à nos rapports avec les animaux:



« L’animal, de par son ancienne condition d’instrument du capitalisme, est inférieur, diront certains ».

« Les hommes cherchaient à tout prix à se différencier de l’animal notamment grâce à l’agriculture ».

« L’animal a toujours fait partie de la société. L’humain le considérait comme un semblable mais avec des capacités en moins comme par exemple rire ».








mercredi 15 mai 2019

Les bienfaits de l’ Église


Image empruntée  à https://www.youtube.com/watch?v=_ueqDLLx8so


Voici deux nouvelles merveilles issues d'un examen d'ethnologie et concernant l’univers des chasseurs-cueilleurs.

1) « Les chasseurs-cueilleurs se sont sédentarisés avec le temps pour éviter de tuer trop d’animaux ».
2) « Les premiers hommes étaient des chasseurs-cueilleurs ; ils se déplaçaient donc pour trouver de quoi se nourrir tels un troupeau ou une meute ; les humains ressemblaient donc énormément aux animaux. Mais l’arrivée de l’Église a tout remis en cause ».

dimanche 12 mai 2019

Le sens de la famille


Famille avec chiens
Voici, sans commentaire, deux perles sorties d’un examen d’ethnologie  consacré aux rapports homme/animal
« Une des choses qui distinguent les animaux des hommes c’est l’utilisation des couverts de table ».
« De nos jours, nous sommes incapables de tuer notre animal de compagnie car il fait partie de la famille ».

vendredi 10 mai 2019

Pour un animisme bien tempéré

 

J.M.W. Turner, The Golden Bough, vers 1834, huile sur toile
Juste une annonce  concernant le prochain séminaire "L"appropriation de la nature entre remords et mauvaise foi".  (EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris salle 3, de 15h à 17h)

Sergio Dalla Bernardina
 
L’âme chez les plantes et ses avantages.

Nous avons été animistes et nous sommes peut-être en train de le redevenir. En attendant, le flou catégoriel nous arrange.

mercredi 8 mai 2019

On a beau être bio, lorsqu’on est boucher on est boucher



Paris : un boucher bio agressé par des militants vegans (La Dépêche de mardi 7 mai, Sainte Gisèle).
« "On dit", écrit Porphyre, végétarien de l’antiquité, "que les hommes primitifs menaient une vie malheureuse, car leur superstition, loin de s’arrêter aux animaux, s’étendait aussi aux plantes. En effet, pourquoi la mise à mort d’un bœuf ou d’un mouton serait-elle un plus grand mal que la coupe d’un sapin ou d’un chêne, puisqu’il y a aussi une âme implantée dans les arbres ?" » James Frazer, Le Rameau d’Or, Le roi magicien dans la société primitive. Tabou et les périls de l’âme [1935, 1927], Paris, Robert Laffont, 1981, p. p. 271 .
Cette question n’est pas absurde. Et si j’étais un marchand de légumes bio je commencerai à m’inquiéter.

lundi 6 mai 2019

Du politiquement correct chez les botanistes ?



Cercis siliquastrum
En France on l’appelle l’arbre de Judée.
En Italie on l’appelle l’arbre de Judas.

Ce n’est pas la même chose.

samedi 4 mai 2019

Chats sans frontières





Colonie de mammifères (des chats selon toute vraisemblance) dans le désert australien


Dans un article récent Anna Mannucci trace un parallèle entre l’extermination des Tasmaniens par une bande de colons australiens en 1830 (des taulards, pour la plupart)  et la suppression programmée de deux millions de chats marrons* portant atteinte à la biodiversité du continent australien.   Passionnant et discutable à la fois**.



* Le marronnage est le phénomène par lequel les animaux domestiques retournent à la vie sauvage. 

 **https://www.corriere.it/animali/19_maggio_01/australia-pronta-sterminare-due-milioni-gatti-entro-2020-a076afca-6c3a-11e9-b9a1-817a86aa5964.shtml

jeudi 2 mai 2019

Columba palumbus





Ce pigeon ramier  surpris à Brest, tout près de la poste, le 30 avril 2019, pèse entre 460 à 570 grammes. Son envergure est de 75 à 80 centimètres et sa longueur de 40 à 42 centimètres. Il a de faibles chances d’être anglais car « la population britannique ne quitte son île qu'exceptionnellement à l'occasion, rarissime, d'un enneigement prolongé ». Source : Wikipédia*

*Je suis le premier à reconnaître le faible intérêt de ces informations.

mardi 30 avril 2019

La prolifération des signes (il s’agissait bien d’un complot)


 

Vladimir Poutine sortant des eaux à proximité du pont de la Concorde
Notre-Dame brûle, les Socialistes gagnent les élections en Espagne et les Norvégiens tombent sur un béluga télécommandé par l’armée russe. Il y a sûrement un lien.

dimanche 28 avril 2019

Le destin des agneaux* (gastronomie et esthétique).




 
Agneau de Lozère chez MeatCouture


« Prenez un dépliant. Que vous sachiez, au moins, ce que vous allez manger. C’est pour votre culture personnelle ».

Donc j’ai pris le dépliant. On dirait qu'il est conçu exprès pour susciter des commentaires.

* Après le destin des canards.

vendredi 26 avril 2019

Le complot de Notre-Dame




Paris. Pigeon pyromane  faisant le guet sur un bâtiment religieux

À l’époque du yéyé, Edgar Morin expliquait la célèbre Rumeur d’Orléans* par l’angoisse : « D’où viennent ces angoisses ? Des menaces extérieures qui planent sur le monde ? Des déracinements non compensés par de nouveaux enracinements ? Du réseau serré de micro-répressions par lesquelles il faut acheter les avantages et les sécurités de la vie urbaine ? »**. Même pour l’incendie de Notre-Dame c’est l’angoisse, peut-être,  qui nous fait préférer la théorie du complot à la banalité tragique d’une cause accidentelle.  L’angoisse ou l’ennui.

* On avait accusé  des commerçant juifs  de kidnapper leurs clientes pour les envoyer en sous-marin vers des lieux de prostitution exotiques. Ce délire collectif a proliféré un peu partout. J’en connais aussi une version romaine (mais avec des Arabes à la place des Juifs).

**Edgar Morin, La rumeur d’Orléans, Paris, Seuil, 1969.p. 106

mercredi 24 avril 2019

Traumatisme de guerre (aux innocents) 7 : crimes de Pâques



 

Je viens de manger un innocent. Son épaule pesait à peine plus d’un kilo.  Dans le cours de l’action j’ai fait de mon mieux pour mettre entre parenthèses les  hésitations morales. Je l’ai trouvé excellent.  Ce que je vais dire est absurde et provocateur, mais j’ai pensé : « Mon acte est normal » - je l’ai pensé deux ou trois fois de suite pour me rassurer - « et si j’arrête de faire ça,  tout va s’arrêter »*.


* C’est commode, je sais, de penser comme ça.

lundi 22 avril 2019

Sauvetage d’une taupe (c’est dire si nous sommes sensibles)







La  tondeuse passe : « Oh, regarde ! Qu’il est mignon ! C’est quoi ? Un bébé taupe, je crois.  Il a eu de la chance eh ?  Il vibre  comme un  smartphone».  « Ne le touche pas. On va le déposer un peu plus loin et sa maman, peut-être … ».
Cela ne nous empêche pas, dans un monde parallèle (le même que celui-ci, mais demain, à une autre saison, dans un autre cadre),  de donner la chasse aux taupes qui infestent notre jardin.
On est faits comme ça : on sauve les petits et on extermine les grands.

samedi 20 avril 2019

Mots à rayer du dictionnaire : canarder


Canarder

(ka-nar-dé)



1)  Faire feu d'un lieu où l'on est à couvert. Les soldats embusqués canardaient les assaillants.
Pourquoi faudrait-il interdire ce verbe ? Parce qu’il naturalise une pratique de chasse (comme si les canards avaient été créés pour être canardés). 

2) Tirer du hautbois ou de la clarinette un son rauque ou nasillard comme le cri du canard.
Pourquoi  censurer cette deuxième acception ? Parce qu’elle stigmatise certains joueurs de hautbois et de clarinette (tout en stigmatisant les canards). 


jeudi 18 avril 2019

Comment jouent les hyènes ?



Je dois avouer que  je ne m’y connais pas trop en football.  L’autre soir, une équipe sponsorisée par une célèbre marque de lessive (je crois) rencontrait une équipe arborant les couleurs du drapeau breton. L’entraineur de cette dernière à déclaré à la presse : « Mes gars, ce soir, devront jouer comme des hyènes »*. C'est beau et énigmatique à la fois.
* Von Karajan aurait utilisé une autre métaphore.

P. S. Les hyènes ont perdu. Mauvaise tactique : il fallait se battre comme des lions. 

mardi 16 avril 2019

Notre-Dame brûle : conjectures et présages



Notre-Dame brûle et cela nous désole. Comment ne pas y voir un signe ? Mais un signe de quoi, au juste ? Ces flammes orange dans le ciel parisien sont comme des tâches de Rorschach. On peut y projeter ce qu’on veut.