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samedi 27 juillet 2019

de Gobineau, la question des races et Matteo Salvini


 
Craniomètre permettant de vérifier le niveau de bâtardise d'un voyou

Selon Arthur de Gobineau, annonçant avec tristesse  la dégénérescence de l'espèce humaine, la source du problème réside moins dans les races que dans leurs croisements*. Son point de vue a beaucoup influencé les National-Socialistes allemands.

Rome 25 juillet. Un jeune carabinier est assassiné par deux voyous. Matteo Salvini,  déclare qu’il fera tout ce qu’il peut pour assurer à la justice ces « due bastardi » (deux bâtards). Il dit ce genre de choses, le vice-Premier Ministre italien, et après il est tout content. Il sait qu’il plait.
  • Arthur de Gobineau (1816-1882). Essai sur l'inégalité des races humaines, 1853-1855.

dimanche 21 juillet 2019

Salvini, les chiens et le bon citoyen


 
J'ai emprunté cette image au site : http://www.escduleon.com/tag/carte%20postale/



Est-ce que Salvini aime Les chiens ? Est-ce que les chiens aiment Salvini ? Va savoir. Toujours est-il que le ministre de l’intérieur italien se dit préoccupé pour le sort des 117 chiens qui cohabitaient avec les migrants du CARA, le centre d’accueil sicilien tout récemment démantelé (« Ça nous coûtait un pognon de fous », a-t-il déclaré).  Faut-il disperser ces amis des migrants dans  les États membres de la Communauté Européenne ?*


*Sur ce thème, avec une position « super partes » (la civilisation d’un Pays, dit-elle à peu près, se juge à partir de sa manière de traiter les animaux) je renvoie à cet article d’Anna Mannucci : 
 
https://www.corriere.it/animali/19_luglio_16/dopo-sgombero-migranti-cani-cara-mineo-cercano-casa-0d35881e-a7d9-11e9-87b1-16eba1cb2125.shtml#commentFormAnchor


 

mardi 28 mai 2019

Vive l’Italie ? Ça se discute




 
On a beau ironiser sur Matteo Salvini (récemment,  le site officiel du démagogue lombard a été inondé de petits chats numériques). Un tiers de mes compatriotes a voté pour lui.
Ceci me laisse sans mots. Mais il ne faudrait pas, c’est une réaction élitiste.

mardi 29 janvier 2019

Nous ne sommes pas des poissons. Encore sur Salvini, Battisti et les intellectuels



Remarque ... ! Si les "gros intellectuels" qui signent aujourd'hui contre moi  sont les mêmes qui ont signé en faveur  de cet assassin de Battisti, alors je suis encore plus convaincu d'être du bon côté et de défendre les intérêts des Italiens de bien. 

Dans mon post de l’autre jour je ne croyais pas si bien dire. En Italie circule une pétition baptisée « Nonsiamodeipesci » (nous ne sommes pas des poissons). On y prône la création d’une commission parlementaire censée enquêter  sur les noyades de masse en mer Méditerranée et sur les responsabilité du gouvernement italien. Cela rend nerveux Matteo Salvini. Ceux qui signent la pétition, pour lui, sont des « intellettualoni » (j'aurais tendance à traduire ça par "des intellectuels qui se la pètent"), les mêmes  qui ont signé une pétition en faveur de Cesare Battisti.  Bref, si on signe contre les noyades des migrants on est des intellectuels, si on est des intellectuels on est des terroristes. Cela nous rappelle d'autres époques. Vive la Patrie, vive l'Italie, vive ... 

 

samedi 19 janvier 2019

La capture de Cesare Battisti, un triomphe




J’ai récemment participé  à une journée d’étude sur les safaris. Tout le monde a souligné  le caractère anachronique et indécent   de ce  genre de spectacles.

L’autre jour l’ancien militant du groupe « Proletati armati per il comunismo » Cesare Battisti a été arrêté par la police bolivienne et ramené en Italie.

Je n’ai jamais éprouvé la moindre sympathie pour Cesare Battisti et, plus largement, pour ces personnages  violents et arrogants   qui, à l’époque des Brigades Rouges,  avaient trouvé dans la lutte armée un bon prétexte pour  tirer sur quelqu’un*.

Le gouvernement italien a scénarisé le retour de Battisti en Italie comme un safari.  Dans la vidéo diffusée par le ministre Bonafede,  Battisti remplit le rôle de la bête sauvage (on l’exhibe comme un fauve),  les représentants de l’Etat jouent la part des chasseurs, et les policiers celle des rabatteurs. Une jolie petite musique agrémente la scène.  Battisti se comporte avec dignité.

En regardant les images, j’ai comparé  le regard sombre de Battisti (tant pis pour lui, encore une fois) au triomphalisme obscène de Matteo Salvini qui annonce la capture de l’ancien militant. J’ai pensé aux clandestins qui se  noient  par centaines dans les eaux méditerranéennes  et aux citoyens italiens qui, grâce à la loi qui va être promulguée, pourront flinguer leur prochain avec plus de désinvolture, à la manière des Américains**.

D’où vient la  joie de Matteo Salvini ? Du  fait d’avoir arrêté un délinquant, bien évidemment. Mais aussi, dans un pays ou le mot "intellectuel" est devenu une insulte,  d’avoir assuré à la justice un homme qui a écrit des livres.

* Ça excite et ça défoule à la fois comme dans un vrai thriller. C’était pour la lutte des classes, dans ce cas, mais ça aurait pu être au nom de Dieu,  ou pour donner une leçon aux  supporters de l ‘équipe rivale. 
** On n'arrête pas le progrès.

vendredi 12 octobre 2018

Vive La Repubblica


 

Pour en finir avec les fake news de la presse cosmopolite

Parfois j’ironise sur  le quotidien La Repubblica à cause de sa façon mièvre et mélodramatique de parler des animaux. Au lieu de m’émouvoir, ses reportages édifiants ont le pouvoir de m’exaspérer (dernier en date, le sauvetage   d’un chaton piégé dans le moteur d’une voiture).
Cela dit, La Repubblica est un  journal respectable qui joue un rôle précieux dans le bon fonctionnement des institutions démocratiques. Récemment, tout en prétendant que c’était  « une manière de parler », les représentants de la majorité gouvernementale ont menacé de le fermer. Une blague, certes, mais de très mauvais goût.

mardi 14 août 2018

L'Italie aux Italiens (chacun chez soi etc.)


 



J’ai aimé plusieurs choses, hier, à la foire Artigianato Vivo qui se tient tous les ans dans la charmante commune de Cison di Valmarino, en Vénétie. Un chevreuil en bois, par exemple, des chats bidimentionnels se baladant sur un mur … . Après je suis tombé sur un calendrier nostalgique affiché sans pudeur à l’entrée d’un stand et ne suscitant la moindre indignation chez les visiteurs. On y voit Mussolini fanfaronnant : « l’Italie aux Italiens » (Matteo Salvini, finalement, n’a rien inventé).  Mon regard a changé. J’ai commencé à voir des  néofascistes et des électeurs de la Ligue du Nord partout (du délire, bien entendu) . L'orage est arrivé. J’ai couru vers la voiture en me demandant si je devais me considérer comme un Italien ou pas.

lundi 4 juin 2018

Salvini, les « vrais mâles italiens » et le gibier


J’emprunte cette image à Der Spiegel. Elle représente l’Italie qui se suicide en entraînant avec elle l’Europe toute entière.

L'histoire de chiens jaloux que je suis en train  de raconter s'enrichit de jour en jour et risque de monopoliser ce blog. Je vais donc proposer des intervalles. Voici le premier. 


Ciel, à qui ai-je fini par ressembler ? J’ai honte de moi. De temps en temps, pour polémiquer un peu,  j’aime rappeler le plaisir que j’éprouve  en dégustant  un bon civet de lièvre ou une bécasse rôtie. Je viens de découvrir que Matteo Salvini, le pittoresque démagogue italien dont on entendra parler beaucoup dans les mois à venir, invite les « vrais mâles italiens  à manger de la viande, et notamment du gibier ». Et voici que manger de la viande, et notamment du gibier, devient à mes yeux une pratique obscène.

Peut-on continuer à consommer du gibier sans s’identifier à un « vrai mâle italien » ?