mardi 16 octobre 2018

Bienvenus dans le meilleur des mondes (et un grand merci aux réconciliateurs)



Le monde apaisé après l'intervention démiurgique du mouvement antispéciste
 et de ses leaders.

Je reviens sur les ambiguïtés de la position antispéciste. D’un côté, on ne peut que remercier ces conseilleurs bien intentionnés qui nous poussent  à réfléchir sur les implications morales  du régime carnivore. De l’autre, en allant un peu plus loin, on aurait envie de  s’interroger sur les raisons profondes de leur « surdité », non dépourvue d’une certaine arrogance,   face aux arguments de la majorité spéciste. Parfois je me demande  comment serait le monde si les antispécistes  étaient au pouvoir.  De temps en temps je trouve quelques réponses :

« (…) Il me semble qu’il faut limiter les animaux de compagnie à quelques espèces adaptées, comme les chiens et les chats, auxquels on pourrait fort bien rajouter les cochons, les chèvres ou les chevaux par exemple. Il faudra aussi revoir complètement la gestion de ces animaux de compagnie. Leurs propriétaires devront posséder un certificat de capacité, c’est à dire une autorisation attestant qu’ils présentent toutes les garanties pour pouvoir accueillir l’animal qu’ils ont choisi (si c’est un chien, il ne peut pas habiter dans un appartement de 12 mètres carrés et un lapin ne peut passer ses journées dans une cage). Le propriétaire ne sera plus propriétaire mais tuteur. Il faut évidemment supprimer le système des animaleries et des élevages. Il sera interdit de faire du bénéfice sur la vie d’un être sensible. Les chats, les chiens et autres animaux de compagnie seront gérés par un organismes d’Etat à but non lucratif. Cet organisme tiendra à jour l’état civil des animaux de compagnie (...) » Aymeric Caron, Antispéciste Réconcilier l’humain, l’animal, la nature. Coll. Points,p. 206-207.


Le lecteur avisé saura retrouver dans ce passage irréprochable toute une série de consonances  littéraires et politiques. Il va sans dire que la réalisation de ce genre de projets ne pourrait pas se limiter à la réglementation de nos rapports aux animaux.

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