jeudi 20 août 2015

La mort de Cecil et l'erreur de Palmer

On a beaucoup épilogué autour de la mort du lion Cecil. Son tueur, Walter Palmer, n'a rien de vraiment sympathique, c'est vrai : il achète ses proies (c'est comme payer pour une prestation sexuelle),  il a triché (et ce n'est pas la première fois), il a tiré sur un symbole du Zimbabwe (ce qui se discute,  il semblerait que pour les habitants de cette contrée,  la mort d'un lion, y compris celui-là, est un événement dérisoire).   Mais les réactions dont Palmer a fait l'objet semblent avoir dépassé toute prévision. Cecil était une star : bichonné par les gardiens du Parc, pris en photo quotidiennement par des cohortes d'admirateurs, suivi jour et nuit grâce au détecteur GPS qu'un groupe de chercheur de l'Université d'Oxford lui avait installé en 1999.  La faute de Walter Palmer, peut-être la principale, a été de tirer sur un animal domestique,  en révélant ainsi le caractère asservi, "subalterne", de la faune africaine. 

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