samedi 2 juin 2018

Une sale bête : l'envie (deuxième épisode).



Si je savais dessiner je proposerais un dessin. Pour symboliser l'envie, je me suis vu obligé de colorier ce pauvre chien en vert.

Je viens de découvrir que cette histoire de Monsieur Olivier et de son chien envieux est un peu plus longue que prévu. Elle nous occupera pendant deux semaines.  Je découvre en même temps, avec grande inquiétude, la gravité de la situation politique italienne :  un gouvernement populiste (pas d’Europe, pas d’étrangers, pas de  …) s’est donné comme  ministre de l’Intérieur un individu d’extrême droite (ce n’est pas une blague, on va en voir de toutes les couleurs)*. C’est dire si les pulsions irrationnelles jouent un rôle important dans la détermination de nos choix. Ce qui  nous permet de revenir à notre histoire.

°°°
Il n’était pas stupide, le griffon blanc. C’est, tout simplement, qu’il n’était pas très doué à la chasse. Il aurait fait, qui sait, un bon chien renifleur, un partenaire idéal pour la « pet therapy », même un chien savant peut-être, mais surtout pas un chien d’arrêt. Cependant, puisque les autres par vocation voulaient devenir des chiens d’arrêt, il fallait à tout prix qu’il le devienne aussi.  Dans un premier temps, incapable de reconnaître ses limites, il mit ses échecs sur le compte du hasard: « mon collègue a de la chance, alors que moi … ». Après, selon une logique bien connue par les spécialistes des sociétés traditionnelles,  il se dit que s’il n’avait pas de chance, c’est que toute la chance disponible avait été confisquée par le braque.  Tout en l’admirant (parce que l’on admire ceux qui ont de la chance, même s’ils ne la méritent pas), il commença à le détester. 

(L'histoire continue) 

* Le choix du terme "individu" en dit loin sur le caractère partisan de mon blog. Ce que j'aime beaucoup, dans les blogs, c'est leur caractère partisan.

°°° 


Je profite de cette circonstance politique pour suspendre la traduction de mes textes en italien (c'est ridicule, je sais). Elle recommencera bientôt, à la proclamation  du gouvernement qui suivra.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire