dimanche 12 août 2018

Histoire d'un scorpion (qui se termine bien)


 

Le scorpion dont il est question


Au rez-de-chaussée, entre la cave et le garage, vit une famille de scorpions. Ils sont là depuis toujours. Il y a quelques années j’ai voulu vérifier la rumeur les concernant :  avec de l'alcool j'ai tracé un rond autour d'un exemplaire de taille moyenne et j’y ai mis le feu. N’arrivant pas à sortir du cercle de flammes le scorpion s’est recroquevillé sur lui même donnant l’impression de se suicider.
Mon comportement a été débile, je le sais. L'effet en tout cas a été théâtral. On aurait dit la fin d’un mélodrame, avec le héros négatif qui poussé dans ses retranchements s’auto-immole (flammes, expiation, catharsis etc.) Une fois  l’expérience achevée j'ai tout de suite réalisé ma bêtise et ma méchanceté.

Il y a quelques jours, au même endroit,  j’ai trouvé un autre scorpion, bien grassouillet celui-là. Je l’ai pris en photo et, influencé par le discours animalitaire ambiant,  je l’ai laissé partir. En remontant l’escalier j’ai commencé à m’interroger sur mon geste : « Je n'ai pas été méchant, cette fois, mais côté bêtise ... j'ai des doutes ».  

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