vendredi 1 mars 2019

Si les lions pouvaient parler (ils diraient peut-être des banalités*)




Lion couronné appelé Il leone di Giuda transféré par le régime fasciste d'Addis-Abeba à Rome en 1936.   Giornale Luce B1052 du 03/03/1937


Je reviens sur Mussolini et sur son grandiloquent : « meglio vivere un giorno da leone che cento anni da pecora). Il me fait penser à  ces jeunes d’extrême droite s’identifiant aux berserkir (guerriers/fauves des sagas nordiques qui  endossaient  la peau d'un ours ou d'un loup pour retrouver leur véritable nature).
- Moi, messieurs-dames, je suis féroce. Et je suis même implacable!
- C’est vrai ? … Tu as entendu Marylise? Le Monsieur est implacable.
- Beh… que dois-je dire ... mes félicitations  ... ».
En même temps cela me rappelle un dicton toscan, grivois mais captivant, que j’ai appris par mes amis siennois il y a longtemps, lors de notre stage de terrain dans les Alpes vaudoises*. Nous avions bu un peu trop, je crois. Et quelqu’un d’entre nous, capable d'exercer à la fois l’observation  participante et le regard éloigné,  commenta : « La sera leoni, la mattina coglioni ».  
Morale : mieux vaut vivre un jour comme un  mouton que cent ans comme etc. 

* Tout comme nous 
**J'en Profite au passage pour saluer nos enseignants de l'époque, Pietro Clemente, Christian Bromberger, Pier Giorgio Solinas.

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