jeudi 21 juillet 2016

Manger de la viande (2). Une variable culturelle.



 
Terrine de ragondin,  magiquement transformé en lièvre des marais




Sur le plan symbolique manger de la viande collectivement (que ce soit celle d'une proie ou d'une victime sacrificielle) est souvent un geste important qui renforce le lien social. Cela dit, on aurait tort de prêter à l'ensemble de l'humanité un  intérêt constant pour cet aliment.   Même au sein des sociétés de chasseurs-cueilleurs l'apport de viande est très variable.  L'ingestion de certains animaux est parfois considérée comme extrêmement dangereuse pour le corps et pour l'âme, au point que chez des communautés amazoniennes, par précaution, on transforme magiquement la viande en poisson avant de la consommer (elle reste apparemment de la viande mais dans la perception indigène elle est devenue poisson)*



*Cf. à  ce propos,  Stephen Hugh-Jones, (1996). Bonnes raisons ou mauvaise conscience?. De l'ambivalence de certains Amazoniens envers la consommation de viande (Terrain No. 26, pp. 123-148). Ministère de la culture/Maison des sciences de l’homme.


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