Santons Denizou, Âne Debout, 7cm
Pourquoi l’âne est la seule bête qui ait la faculté de rire.
« Quand l’âne de l’étable prit conscience de la grande chance qu’il avait eue de voir naître Jésus, une telle allégresse s’empara de lui qu’il en devint comme fou : il se mit a sauter et à faire des bonds de joie partout. Jésus voulut le récompenser d’avoir manifesté tant de bonheur, et il lui donna le pouvoir de rire, don qu’aucune autre bête ne possède ».
(Récit étiologique recueilli auprès d’Elvira Messeguer à Barcelone, en 1918). Extrait de Joan Amades, L’origine des bêtes, Petite cosmogonie catalane, Traduit et présenté par Marlène Albert-Llorca., éd. GARAE/HESIODE, 1988, p. 230
Quand j’entends le braiment d’un âne, animal si charmant par ailleurs, j’ai toujours le sentiment qu’il est plutôt l’objet d’une malédiction. Il évoque davantage la punition pour ses errements dans les aventures de Pinocchio que la gratitude envers sa joie spontanée lors de la Nativité.
RépondreSupprimerArmelle Sêpa.
Effectivement, d’autres récits étiologiques recueillis par Amades présentent l’ « ânitude » de l’âne comme une punition divine. Le folklore est un immense grenier : on y trouve de tout. Cela dit, j’aime beaucoup cette description par images de la joie asinine.
RépondreSupprimerOui, moi aussi, je la trouve jubilatoire et d’une grande fraîcheur.
RépondreSupprimerArmelle Sêpa.
L’âne victime expiatoire dans le film de Robert Bresson « au hasard Balthazar »… N.Juin
RépondreSupprimerC’est vrai que l’âne, mine de rien, occupe une position de premier plan dans l’imaginaire occidental. Je pense par exemple à l’âne d’Apulée, qui ne trouverait sans doute pas sa place dans la crèche de Noël.
SupprimerJe crains que la hyène ne soit vexée. Mais peut-être rit-elle jaune de ne pas avoir été conviée dans la crèche ?
RépondreSupprimerMerci pour ce nouveau récit étiologique apportant une réponse à une très ancienne question : pourquoi la hyène rit-elle jaune ?
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