J’ai emprunté cette illustration au site : https://www.mondadori.it/approfondimenti/speciale-dino-buzzati-dipingere-e-scrivere/
Qui sait si Dino Buzzati, visionnaire polyvalent, l’avait pressenti. Il y a quelques jours, des loups ont attaqué un petit chien à quelques mètres de son ancienne villa, dans les Préalpes de Vénétie. L’endroit, près d’un rond-point à la sortie de la ville, n’a rien de sauvage. Le chien s’appelait Yoghy. Ses propriétaires ont entendu un grognement, c’est tout. Du toutou, ils n’ont retrouvé que la tête. On se croirait au Moyen Âge*.
En apprenant la nouvelle, plusieurs idées ont traversé mon esprit.
J’ai pensé avec animosité aux gestionnaires du discours sur le loup, ces techniciens de l’environnement qui multiplient les rencontres avec la population pour lui expliquer que « la cohabitation est inévitable et qu’il n’y a qu’à… ».
Puis je me suis laissé aller à une réflexion égoïste : si la peur du loup s’installe, mes chances de trouver des champignons, cet automne, augmenteront (À suivre)
* C’est déjà pas mal par rapport à Arturo, chien tout aussi minuscule, dont on n’a retrouvé qu’un œil et une mâchoire (j’en parle dans le post du 17 mars 2021 et dans Faut qu’ça saigne, Écologie, religion et sacrifice, Éd. Dépaysage, 2020, p. 61-62).