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mercredi 7 octobre 2026

La robotisation des espaces naturels

 

J'ai emprunté cette image au site : https://www.istockphoto.com/fr/photo/rendu-3d-dun-chien-robot-futuriste-gm964220534-263256243

Sollicitée par l’agence publique Veneto Agricultura, l’université de Padoue vient de réaliser un dispositif très ingénieux permettant d’éloigner les prédateurs des moutons, des vaches et des ânes. C’est le chien robot qui, grâce à sa présence discrète, aidera largement à préserver la « naturalité » des espaces naturels.

Pour aller encore plus loin, on pourrait remplacer par des robots même les moutons, qui avec leur tendance au surpâturage risquent de nuire à la biodiversité (et en plus,  ça ne sent pas très bon)

Et pourquoi pas les loups?

Les Legos aussi, je crois, constitueraient  une alternative valide.

dimanche 23 août 2026

Loups de proximité(3). Sauvetages miraculeux

 


   
« Cappuccetto Rosso », dans I miracoli di Val Morel. Planche n° 27

 

(Suite et fin) Je reviens à Dino Buzzati. Dans I miracoli di Valmorel, collection de 39 micro-récits illustrés, Dino Buzzati invente des ex voto dédiés à la sainte protectrice de la vallée et relatant des sauvetages miraculeux (délivrance d’une jeune fille enlevée par un démon, libération d’une esclave des Maures, sauvetage d’une femme chutant d’une maison en flammes, protection de Cappuccetto Rosso contre le loup…).

J’y pense à propos de l’histoire de Yoghy qui, ne sachant à quel saint se vouer faute de connaissances en la matière, fut croqué impitoyablement. La belle-fille du propriétaire du petit chien, en revanche, qui avait rencontré le loup quelques jours auparavant, put bénéficier du secours de la Sainte* - Valmorel ne se trouvant qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau du lieu du forfait.

« Elle se dirigeait vers les poules et le cheval, raconte Monsieur Zago, lorsqu’elle l’a trouvé derrière elle. Il l’a suivie jusqu’à la maison sans l’agresser ; heureusement, elle a réussi à se mettre à l’abri. »

De quoi en tirer un 40e ex voto.

* C’est juste mon hypothèse.


vendredi 21 août 2026

Loups de proximité (2). Ménager la chèvre et le loup

 

 

Paysage fluvial (à domestiquer au plus vite) où pourraient bien se cacher des loups

 

« Plus de loups, donc moins de ramasseurs de champignons », me disais-je en cherchant quelques aspects positifs au retour de ces dispensateurs d’angoisse dans l’arc alpin (pénibles mais indispensables, je sais, au bon fonctionnement des écosystèmes).

 

Mais une idée bien plus sombre a aussitôt remplacé ma rêverie. Je me suis mis dans la peau de l’éco-gestionnaire cherchant à ménager la chèvre et le loup. Il pourrait se dire :

« Les loups rôdent à proximité des espaces urbains ? C’est naturel : à leur place, je ferais pareil. Hélas, les promeneurs, même en bas âge, fréquentent les mêmes endroits. Comment s’en sortir ? La solution paraît difficile, mais elle est en réalité à portée de main. Où se cachent les loups ? Dans les friches, dans la pénombre. Il n’y a donc qu’à domestiquer les espaces périurbains - bois, terrains vagues, berges des fleuves… - les rendre plus sûrs et plus attractifs. Les équiper avec des éclairages, quelques bars, une sono, des installations touristiques. Bref, il n’y a qu’à déforester. »

 

J’en reviens donc à ma prophétie, qui est désormais un simple constat : encouragé au nom de la biodiversité, le retour des loups conduira à la domestication radicale de ce qui reste de « nature sauvage ». (À suivre).

mercredi 19 août 2026

Loups de proximité

 

 

J’ai emprunté cette illustration au site : https://www.mondadori.it/approfondimenti/speciale-dino-buzzati-dipingere-e-scrivere/


Qui sait si Dino Buzzati, visionnaire polyvalent, l’avait pressenti. Il y a quelques jours, des loups ont attaqué un petit chien à quelques mètres de son ancienne villa, dans les Préalpes de Vénétie. L’endroit, près d’un rond-point à la sortie de la ville, n’a rien de sauvage. Le chien s’appelait Yoghy. Ses propriétaires ont entendu un grognement, c’est tout. Du toutou, ils n’ont retrouvé que la tête. On se croirait au Moyen Âge*.

En apprenant la nouvelle, plusieurs idées ont traversé mon esprit.

J’ai pensé avec animosité aux gestionnaires du discours sur le loup, ces techniciens de l’environnement qui multiplient les rencontres avec la population pour lui expliquer que « la cohabitation est inévitable et qu’il n’y a qu’à… ».

Puis je me suis laissé aller à une réflexion égoïste : si la peur du loup s’installe, mes chances de trouver des champignons, cet automne, augmenteront (À suivre) 

* C’est déjà pas mal par rapport à Arturo, chien tout aussi minuscule, dont on n’a retrouvé qu’un œil et une mâchoire (j’en parle dans le post du 17 mars 2021 et dans Faut qu’ça saigne, Écologie, religion et sacrifice, Éd. Dépaysage, 2020, p. 61-62).

jeudi 30 juillet 2026

« La vertu est science ; le vice est ignorance ». Le rôle émancipateur des défenseurs des loups

 


Moutons arriérés croyant encore à l’histoire du Grand Méchant Loup.

 

Pas trop d’idées ce matin. Je reviens donc sur mon marronnier estival. Dans la presse régionale, je tombe sur un article commentant le désarroi des éleveurs face à la prolifération des loups dans les Alpes de Vénétie. Il s’appelle “ Abattez les loups, sinon ce sera un désastre ». Des agriculteurs furieux après les dernières hécatombes »“. L’article reporte le point de vue d’Alberto Morandi, propriétaire d'une exploitation agricole dans la province de Padoue, qui emmène depuis trente ans près d'un millier de moutons à l'alpage :  « Soit le problème du loup est résolu, soit nous allons au-devant d'un désastre, car des dizaines d'exploitations agricoles décideront de cesser leur activité. » En moins d'un mois, il a subi trois attaques : 20 brebis ont été déchiquetées, 13 blessées et 50 dispersées. Et cela, bien qu'il ait respecté le protocole consistant à installer chaque soir une double clôture électrifiée, le troupeau étant protégé par trois chiens de garde. La dernière attaque remonte à dix jours, le 19 juillet.« On fait constamment la leçon aux éleveurs et on les fait passer pour des gens peu professionnels. »

Ça alors. Mais de quels loups parle-ton ? J’étais persuadé que la peur du loup n’était que l’héritage d’anciennes croyances irrationnelles, de fantaisies rétrogrades fustigées par les porteurs de la légitimité scientifique (pour utiliser une formule à la Bourdieu)*. Je cite au hasard :

  “« Le loup et les peurs irrationnelles » (…) L’ignorance, la cupidité et l’égoïsme entrent pour beaucoup dans l’agitation irrationnelle qui accompagne le retour, timide d’ailleurs, du loup dans les forêts vosgiennes. (…) « La vertu est science ; le vice est ignorance », disait Platon. C’est bien de cela qu’il s’agit : le loup, mais aussi l’ours, le lynx, la chauve-souris, les rapaces, les insectes etc. sont victimes d’obscures superstitions véhiculées par les fantasmes de l’imaginaire, par des réminiscences ancestrales scientifiquement infondées, mais bien ancrées dans l’inconscient collectif, et souvent reliées aux manifestations du Malin ou à toute autre puissance délétère. Comment se débarrasser de ces croyances ? Une psychanalyse collective semblant exclue, il faut, comme bien souvent, être patient et éduquer, inlassablement”. (Dominique Pernot, Ancien président d’Alsace-nature - Dernières Nouvelles d’Alsace, 3 mars 2014 https://www.dna.fr/environnement/2014/03/01/le-loup-et-les-peurs-irrationnelles?utm_source=chatgpt.com

Et pour rester dans les alpages où pâturent les moutons de Monsieur Morandi, voici le point de vue prophétique de Stefania Ganz, biologiste et adjointe à l'environnement de Belluno, dans un numéro de l’hebdomadaire L’amico del Popolo de 2018: « Le loup ne devrait pas faire peur à l'homme, il n'y a aucune raison. Les éleveurs devront s'adapter. C'est possible. »

Même appel au réalisme chez Pierre Rigaux, « militant français pour l'écologie, la cause animale et l'abolition de la chasse », qui dans ses conférences se démène pour  « démystifier beaucoup de choses qui relèvent du fantasme. »   « On entend dire (...) qu'il décimerait les troupeaux (...). Il faut regarder la situation d'un point de vue quantitatif (...), on se rend compte que les choses peuvent, en grande partie, être évitées.

Bref, chers éleveurs, nous  comprenons votre désarroi, bien entendu, parce que nous sommes des êtres sensibles (plus que vous, d’ailleurs, qui élevez des non-humains pour les amener à l’abattoir).

Cependant - espèce de troglodytes - assurer la cohabitation entre le loup et l'agneau est ce qu'il y a de plus élémentaire :  il n’y a qu’à …

*  Je mens. Cette arrogance scientiste réduisant à des préjugés ataviques les doutes des éleveurs quant à la possible cohabitation du bétail et des loups fait l’objet de mes critiques depuis une vingtaine d’années voire plus.

samedi 15 novembre 2025

L' État pense à nous (même lorsqu'on ne le mérite pas). Le port du casque dans les pistes de ski

 

Franz Sedlacek Scène de foule de ski, 1924

 

Que l’on soit au travail ou en vacances, l’État pense à nous. C’est la raison pour laquelle à partir de cette année, en Italie, le port du casque sur les pistes enneigées est devenu obligatoire. C’est déjà bien, mais on pourrait aller plus loin.

Pour réduire davantage les risques liés au ski, ce loisir irremplaçable, source de liesse et de profit, j’ai une idée géniale :

il n’y a qu’à éliminer les sapins.

samedi 2 août 2025

Medicamenta. (Encore sur les taupes et la manière de les décourager).

 

 

- Mirella, j’ai des taupes dans mon jardin, toi tu sais comment je dois faire, j’en suis sûr.

- Ah, les taupes … nous on mettait des pièges, mais maintenant je ne sais pas. Tout est interdit, maintenant … Aujourd’hui ils leur donnent le médicament.

- Le médicament ?

- Oui, le médicament contre les taupes. Tu n’as qu’à demander au Consorzio Agrario*. Sinon, mon voisin mettait la naphtaline. Dans chaque trou une boule de naphtaline. Ça pue et elles partent. Enfin, il disait comme ça … nous on n’a jamais essayé.

* La coopérative agricole.

mercredi 4 juin 2025

Un lynx peut en cacher un autre

 



Hier on m’a raconté une sorte de parabole. Quelque part en Allemagne, on avait du mal à réintroduire le Lynx. Les chasseurs s’en sont chargés. Les lynx  ont apprécié l’endroit choisi et s'y sont installés. Ils ont vite proliféré. Comme par enchantement, les mouflons ont disparu.

Je me suis posé la question suivante : si j’étais un mouflon, aimerais-je davantage  un territoire plein de chasseurs ou un territoire plein de lynx ?

dimanche 27 octobre 2024

Il n’y a qu’à (4) Science et croyance

Ours solitaire qui déambule depuis quelques mois  dans la région de Seren del Grappa, dans les Alpes de Vénétie (et il déambule vraiment partout. Je crois même l'avoir déjà surpris une ou deux fois sur ce blog).

On dirait une obsession, mais malgré mes bonnes intentions, l’actualité m’oblige à revenir sur la conférence consacrée à l’ours et aux loups à laquelle j’ai assisté au début du mois. Si elle m’a fasciné, c’est que je l’ai trouvée exemplaire, tellement elle arrivait à bien illustrer le discours des techniciens de l’environnement concernés par le retour des grands prédateurs. Ce qui m’a frappé, entre autres, c’est l’usage de la notion de « science ». Les données étaient précises, mais leur utilisation rappelait le ton de ces médecins et vétérinaires du XIXème siècle qui ont beaucoup aidé les folkloristes en leur donnant des informations précieuses sur les opinions et les coutumes rurales en matière de soin des plantes, des animaux et des humains. Leurs écrits, que l’on retrouve aisément dans les bibliothèques municipales de la zone alpine, visaient à éradiquer les superstitions. Et pour les éradiquer il faut bien les décrire. L’orateur nous a proposé un beau croquis montrant au public la différence entre le domaine de la science et celui de la croyance*. L’objectif était de remettre en cause toutes les « rumeurs » concernant l’apparition des ours dans la région. Je rappellerai au passage que, pour les anthropologues, la frontière entre science et croyance est très difficile à établir et fait l’objet d’un débat de plus en plus complexe et sophistiqué.

 

Le discours est vite passé à l’ours qui, de lui même, a décidé de s’installer pas loin du bourg où se tenait la conférence. Je résume en quelques mots les mots du zoologiste, qui utilisait un langage accessible et imagé pour transmettre ses connaissances à une population qui n’a pas forcément de diplôme en sciences naturelles. « Pourquoi les ours se déplacent tout seuls ? Beh, c’est comme chez les humains, ils se déplacent à la recherche d’une fiancée. De toute façon, les indices sont formels, je vous assure qu’il n’y a qu’un ours, ici, il faut vivre avec, parce que c’est de plus en plus inévitable de cohabiter avec la faune sauvage, mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter ».

 

Un jeune homme, dans la salle, a osé prendre la parole :

 

- Est-on vraiment sûr qu’il n’y en qu’un ? Si l’ours s’est installé ici, c’est peut- être qu’il y a une femelle.

 

La remarque n’a pas plu au naturaliste, qui a rappelé la fiabilité des données dont il disposait et la distance entre la science, dont il était le représentant, et l’univers des opinions personnelles : « C'est votre opinion. Libre à vous de penser ce que vous voulez ! ». Le jeune homme, imperméable aux certitudes du savoir académique, n’avait pas l’air très convaincu et a répliqué : « Bon, on verra ».

 

Il y quelques jours, à une dizaine de kilomètres du lieu de la conférence, deux personnes ont aperçu un animal qui cherchait à soulever avec son museau le grillage du terrain de foot. Il s’agissait d’un ourson **.

 

Morale : science et croyance peuvent parfois se rejoindre. Il n’y a qu’à attendre quelques jours.

 

* Je l’ai pris en photo, mais je ne pense pas avoir le droit de le diffuser.

**https://www.ilgazzettino.it/nordest/belluno/orso_campo_calcio_alba_tomo_feltre-8437268.html



jeudi 24 octobre 2024

Il n’y a qu’à (3). Du grillage au grill

 

 

Image empruntée au site suivant : https://www.ako-agrar.com/fr/protection-contre-animaux-sauvages/defense-contre-loup/clotures-filets

Je reviens une dernière fois sur la conférence de l’autre soir, où j’ai appris plein de choses sur les comportements des ours et des loups. Une nouvelle rassurante, par exemple est que, contrairement â ce que pensent les éleveurs, les clôtures de protection fonctionnent à merveille. Tout dépend de qui les installe. Lorsque c’est l'éleveur, ça ne marche pas à tous les coups. Mais lorsque c'est le zoologiste lui-même, le succès est assuré. La hauteur des protections ne compte pas pour grand-chose. Le loup est un acrobate et gravit les grillages avec l'agilité d'un funambule. Il faut donc les électrifier. 12 volts ce serait l'idéal (c'est peu-être gênant pour les enfants, ces touche-à-tout ingouvernables, mais on ne fait pas d’omelette etc … ).

Dans une étude pionnière que j'ai déjà citée dans ce blog, Sophie Bobbé montre que dans l’imaginaire collectif l’ours et le loup fonctionnent comme un couple oppositif. Si l’un a certaines caractéristiques, l’autre aura des caractéristiques opposées. L’ours est marqué par la verticalité (il est plantigrade), le loup par l’horizontalité (les loups procèdent l’un derrière l’autre à la queue leu leu). C’est ainsi que certains commentateurs refusent l’idée qu’un loup puisse gravir les grillages avec l’agilité d’un funambule, prérogative réservée aux ours.

mardi 22 octobre 2024

Il n’y a qu’à (2). Éco-dissuaseurs à l’ancienne

 


Ce que les ours ne supportent pas, nous expliquait le zoologiste Renato Semenzato il y a quelques jours, est de se retrouver à l’improviste face à un représentant de notre espèce. Il réagit automatiquement. C’est éthologique. Dans une zone fréquentée par les ours, pour ne pas désacraliser la forêt en parlant trop fort (« Martine, regarde là, c’est une chanterelle! » « Je vois, c’est une chanterelle, mais pourquoi tu cries comme un malade ? Je ne suis pas sourde ! »), on peut se munir d’une clochette.

J’ai tout de suite pensé aux lépreux, censés déambuler avec une clochette pour prévenir les bien-portants de leur arrivée. Le rapprochement n’est pas sans fondement : dans la nature sauvage - ne serait-ce que pour les plus purs chez les amateurs d’espaces non-contaminés - nous sommes des intrus polluants et contagieux.

À la place de la clochette, souvent, les lépreux utilisaient une crécelle. J’imagine le joyeux boucan (je dis joyeux parce que trop de silence, c’est vrai, rend mélancolique).

Ça me donne des idées. Je vais me lancer dans la production de crécelles anti-loup. Je les appellerai « Éco-dissuaseurs à l’ancienne ». Et j’ai déjà la formule d’accompagnement : « Un clin d’œil sympathique à la tradition ». En plus c’est biodégradable. Je deviendrai riche et fameux.

dimanche 20 octobre 2024

« Il n'y a qu'à » (1).Dans le grand cancan de la nature. Nuisances sonores et wilderness

Répulsif par ultrasons (le vacarme se déploie à des fréquences que nous n'entendons pas, ce qui est l’essentiel) 

La nature sauvage? Dans l’imaginaire collectif cela rime avec « contemplation », « sublime », « C’est ravissant », « C’est magique », « C’est mystique », « La forêt ? Une immense cathédrale dans le vert»...

 

Le retour des grand prédateurs a tout bouleversé : autrefois, dans les bois, nous parlions doucement pour ne pas effaroucher les animaux et pouvoir les admirer dans leur intimité*. Aujourd'hui, les techniciens de l’environnement nous conseillent de parler fort pour éloigner les ours et les loups**.

 

* Nous qui ? On mesure toute l’ambiguïté de ce pluriel.

** Morale : aujourd'hui, qui aime vraiment la nature (et a bien compris l'importance des grands prédateurs pour la préservation de la biodiversité) fait du bruit dans les bois.