Der Naturen Bloeme (ca. 1350)
Un court poème de Toti Scialoja, résume parfaitement le point de vue du loup qui (à la différence de Jacques Chirac, consommateur notoire de têtes de veaux*), a laissé sur place la tête de Yoghy.
Yoghy est le petit chien baladeur dévoré tout près de sa maison, contre son gré, sous prétexte de contribuer à la biodiversité :
« Mangio di gusto il cane arrosto
Ma almeno il muso andrebbe escluso »
« Je mange avec plaisir le chien rôti.
Mais au moins le museau devrait être exclu ».
Je découvre que Toti Scialoja, peintre, poète et scénographe italien, a pas mal réfléchi autour de la condition canine. Cf. par exemple :
“Piscia un cane sulle spine”, “Magri cani fuori Locri”, “Ieri vidi tre levrieri”, “Chien méchant, cane di Francia”, “Tra i cani del Kenia” e “I bassotti di Pisticci” (« Un chien pisse sur les épines », « Des chiens maigres hors de Locres », « Hier, je vis trois lévriers » « Chien méchant, chien de France », « Parmi les chiens du Kenya », « Les teckels de Pisticc »;
* Avec une sauce gribiche
