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mercredi 31 juillet 2019

Un peuple de bourreaux ? L’Inde a besoin de nous





Pilibit, Inde du Nord. Le quotidien La Repubblica relate, images à l’appui, le lynchage d’un tigre à coups de bâton par les membres d’une communauté autochtone. On se scandalise de ce geste insolite mais on  ne se donne pas la peine d’en chercher les raisons. Ils sont faits comme ça, les Indiens, ils voient un tigre et ils le tabassent à mort.

Allez, arrêtons la barbarie! L’Inde a besoin de nous, de nos journalistes, de nos biologistes,  de nos philanthropes.  Je propose d’envoyer l’armée.

lundi 15 juillet 2019

Jeunes pitbulls (de montagne ?)





 

Naples. J’attire l’attention sur une histoire hallucinante. Un policier remet une notification à un repris de justice. Celui ci lâche son pitbull sur le le policier. Le chien mord le policier. Les collègues du policier tirent sur la bête pour la neutraliser. Ce qui me sidère, c’est  la réaction des réseaux sociaux. On en veut aux policiers tout en minimisant le comportement du chien, qualifié par le quotidien La Repubblica  de « jeune pitbull »*.

Ah ces jeunes, qu’ils sont impétueux …



* Après le chamois transformé en  « capretta di montagna » et je ne sais plus quel autre euphémisme politiquement correct  évoqué récemment (c’est une histoire de « métisse magnifique », il me semble,  ou quelque chose de ce genre),  nous en sommes maintenant au « jeune pitbull ». Tirer sur un pitbull adulte qui mord un policier c’est déjà grave. Tirer sur un jeune pitbull qui mord un policier c’est gravissime (mais cela varie, peut-être, en fonction de l’âge du policier).

dimanche 3 mars 2019

Sauvetage d’un rat




 

Cela fait un moment  que je néglige les  sauvetages d’animaux relatés  par La Repubblica. Les directeurs changent (le nouveau s’appelle Carlo Verdelli) mais la passion pour ces informations que l’on pourrait qualifier de dérisoires et racoleuses (avec tout mon respect pour les secourus), persiste. Dans les pages du quotidien, ces derniers jours, on a sauvé au moins un cheval et  un éléphant. Ce qui m’interpelle, c’est le sauvetage d’un rat*. Je ne suis pas en train de dire que la vie d’un rat vaut moins que celle d’un éléphant. Je remarque  tout simplement que les municipalités du monde entier investissent des chiffres considérables pour éliminer les rats qui infestent les sous-sols, les caves, les poubelles, les restaurants, les crèches, les hôpitaux,  les jardins publics etc. Il s’avère  que l’autre jour, en Allemagne,  un rat trop gros est resté emprisonné dans une bouche d’égout. Son sauvetage a mobilisé une dizaine de pompiers. Les journalistes de La Repubblica, émus, ont repris la nouvelle. C’est dire s’ils sont sensibles. Tout comme nous. Les sauvetages nous émeuvent en général, indépendamment de leur signification. C’est dire si nous sommes humains. 

Que le reporteur de La Repubblica appelle, pudiquement,  une "souris".




vendredi 12 octobre 2018

Vive La Repubblica


 

Pour en finir avec les fake news de la presse cosmopolite

Parfois j’ironise sur  le quotidien La Repubblica à cause de sa façon mièvre et mélodramatique de parler des animaux. Au lieu de m’émouvoir, ses reportages édifiants ont le pouvoir de m’exaspérer (dernier en date, le sauvetage   d’un chaton piégé dans le moteur d’une voiture).
Cela dit, La Repubblica est un  journal respectable qui joue un rôle précieux dans le bon fonctionnement des institutions démocratiques. Récemment, tout en prétendant que c’était  « une manière de parler », les représentants de la majorité gouvernementale ont menacé de le fermer. Une blague, certes, mais de très mauvais goût.

lundi 23 avril 2018

Du mammacentrisme chez les Italiens? (Le bestiaire de Repubblica).


 

On croit que les Italiens sont des « mammisti » (des mamma-centristes, dirait-on aujourd'hui). Eh bien, c’est vrai.  Dans Repubblica du 17 avril, par exemple,  on nous parle de «  mamma gorilla » qui couvre de baisers son petit. Le même jour, dans la chronique de Milan, on nous montre une maman faucon, au sommet d’un gratte-ciel,  qui cajole son nouveau-né. Dans un troisième article il n’est plus question de mamans mais de fonction maternelle :  un monsieur charitable (un avatar de Saint Martin, vraisemblablement) partage son sandwich avec un cygne qui, reconnaissant, lui fait plein de câlins.

En lisant Repubblica, parfois, on a du mal à faire la différence entre un article sur les animaux et une carte postale.

C’è chi dice  che gli italiani sono dei mammisti (o mammocentrici). Ebbene ha ragione. Nella Repubblica del 17 aprile si parla di una « mamma gorilla » che copre di baci i suoi cuccioli. Lo stesso giorno, Nella cronaca di Milano,  appare una mamma falco pellegrino, in cima al Pirellone, che fa le coccole al suo neonato. C’è anche un terzo articolo in cui la mamma scompare ma la funzione materna resta : un signore gentile (una reincarnazione di San Martino?) cede una parte del suo panino a un cigno che, riconoscente, gli fa un sacco di moine.

Leggendo Repubblica, a volte, uno stenta a distinguere tra l’articolo sugli animali e l’oleografia.

mardi 20 février 2018

Se faire bichonner par un policier américain (nouvelles du bestiaire de Repubblica)


On sait bien que les policiers américains font un travail difficile, avec ces noirs émotifs qui fomentent des tumultes pour un oui ou pour un non, ces voyous mexicains  à ramener  aux frontières, ces pistoleros du cru qui n’ont pas de murs à franchir pour décharger  sur autrui leurs fusils d’assaut (dix sept  morts d’un seul coup il y a juste quelques jours). Tout le monde soutient les défenseurs de la loi. Je ne comprends donc pas le besoin d’inonder le net  par des images édifiantes comme celles qui viennent d’être  diffusées par le Daytona Beach Police Department :

https://video.repubblica.it/natura/usa-cucciolo-salvato-dal-gelo-coccole-e-coperte-dei-poliziotti/297035/297654

Je ne comprends non plus qu’un  quotidien  sérieux comme  Repubblica, depuis quelques temps,  se prête  à ce genre de publicité. Ce n’est plus du journalisme, c’est de la propagande.



Lo sappiamo tutti che i poliziotti americani svolgono un lavoro difficile, con tutti quei neri ipersensibili che fomentano disordini per futili motivi, i malviventi messicani  da respingere alla frontiera, i pistoleri locali che non hanno muri da attraversare per scaricare sul primo che passa i loro semi-automatici in vendita libera al supermercato (diciassette morti in un colpo solo, qualche giorno fa). Tutti sostengono i garanti della legge. E allora non capisco perché inondare la rete di immagini edificanti come quelle recentemente  diffuse dal Daytona Beach Police Department. E non capisco perché un quotidiano serio come Repubblica, da qualche tempo, si presti a questo genere di pubblicità. Non è più giornalismo, è pura propaganda. E buongiorno l'iniziativa  "Repubblica delle idee". Quali idee? A volte sorge il dubbio che parlare del mondo animale aiuti  la gente - compreso il sottoscritto verosimilmente - a rincitrullire. 

dimanche 4 février 2018

La rubrique des chiens écrasés (Ringo est mort)


Chiens d'antan

Dans le passé on parlait de « Rubrique des chiens écrasés » pour indiquer un espace journalistique consacré à des faits sans importance.  Les chiens ayant changé de statut, cette formule est devenue obsolète. L’autre jour à Bisceglie (province de Bari)  une voiture a terrassé Ringo, un « chien libre » (autrefois on l’aurait qualifié de chien errant) connu dans les environs. Le ton adopté par le journaliste de La Repubblica a de quoi  interpeller :  le chien a été tué par une auto pirata (voiture pirate). Une marche au flambeau est organisée par la population « indignée » qui « demande justice ».

Morale : on sort du virage, on tombe sur Ringo et on l’écrase.  On devient automatiquement un « pirate de la route », on provoque une manifestation populaire et il faut remercier le ciel si on n’est pas lynché*.

Heureusement qu’il s’agissait d’une auto et non pas d’une moto pirata, autrement les victimes auraient été deux.

* Ici j’exagère. De toute façon, en ce qui me concerne,  je peux prouver qu’au moment des faits j’étais à Brest.

https://video.repubblica.it/edizione/bari/bisceglie-sfila-in-lacrime-per-il-suo-ringo-il-cane-randagio-ucciso-da-un-auto-pirata/295607/296223?video&ref=RHRD-BS-I0-C6-P3-S2.6-T1

In passato, in Francia,  si parlava di « rubrica dei cani schiacciati » per indicare uno spazio giornalistico consacrato a fatti senza importanza. Questa formula è ormai obsoleta poiché i cani di oggi non sono più come quelli di ieri. L’altro giorno a Bisceglie (provincia di Bari) una macchina ha ucciso Ringo, un “cane libero” (una volta sarebbe stato definito randagio o errante) conosciuto nella zona. Il giornalista della Repubblica parla di un’ “auto pirata” e annuncia una  “fiaccolata” organizzata da una popolazione “indignata” che “chiede giustizia”. Uno esce dalla curva, sbuca su Ringo e lo schiaccia. Diventa immediatamente un pirata della strada, solleva una manifestazione popolare e può ringraziare il cielo se non viene linciato. Meno male che si trattava di un’auto e non di una moto pirata, altrimenti le vittime sarebbero state due.


jeudi 16 novembre 2017

Cagna e cagnolina. Chienne et petite chienne


Conciliabule entre deux "cagnolini"

Bonnes nouvelles du Danemark.  Le parlement a tranché : Iceberg, la femelle de Dogo argentin introduite par mégarde par un cuisinier italien tout en appartenant à une "race interdite"  ne sera pas euthanasiée. Giorgia Pacino, la journaliste qui relate cette information dans La Repubblica ne qualifie pas Iceberg  de "chienne", mais de "petite chienne".

Vraiment méchants, les Danois, qui voulaient s'y prendre à un "cagnolina" (poids moyen : 40-50 kg)*.

*Sur les connotations négatives du terme "chienne" je renvoie une deuxième fois à l'ouvrage édifiant  de Cristiana Franco  Senza ritegno: il cane e la donna nell'immaginario della Grecia antica Bologna,  Il mulino, 2003

Buone notizie dalla Danimarca. Il parlamento ha deciso ; Iceberg,  la femmina di Dogo argentino introdotta per sbaglio da un cuoco argentino  pour appartenendo a una razza proibita non verrà soppressa. Giorgia Pacino, la giornalista che riporta l'informazione nel giornale La Repubblica, non definisce Iceberg una  "cagna", ma una  "cagnolina".

Veramente cattivi questi Danesi che volevano prendersela con una "cagnolina" (peso medio, 40-50 chili). 

mercredi 25 octobre 2017

Et la poule dormira avec le renard. Le bestiaire de La Repubblica.



Les actualités mythiques du quotidien La Repubblica

De temps en temps je reviens sur le bestiaire de La Repubblica. Dans le numéro on line du 14 octobre les animaux pullulent. "Cela prouve l'importance qu'ils ont pris dans notre vie",  dira-t-on. C'est possible. Mais on pourrait soupçonner ces animaux d'être-là pour remplir des vides, compenser, cacher, fourvoyer. En tout cas, je le répète souvent, les animaux de La Repubblica rappellent de près ceux des bestiaires médiévaux : des animaux/écran permettant d'exprimer des contenus mythiques. Voici les sujets de samedi 14 : le premier concerne l'apocalypse imminente : "Massacre de manchots dans l' Antarctique seulement deux poussins ont survécu dans une colonie  de   40mille ". Les trois successifs sont là pour nous rassurer : "Maroc : filmés pour la première fois dans le désert les chats des sables". "À la découverte du monde : première sortie pour 36 petits de  panda géant". "France,  fête au zoo : la naissance de quatre lions blancs au parc d'Amneville. Bref, ça meurt mais ça nait aussi (palingénésie). Au registre "Le dépassement des frontières" nous avons : "Lina, la renarde gâtée : tous les soirs elle frappe à la porte du restaurant". La méchanceté humaine est illustré par l'article "Russie,  un chien en cadeau à Putin brandi comme un trophée" (le retour de la barbarie). Mais nous, heureusement, nous ne sommes pas des ogres. Ainsi, nous nous émouvons  en donnant notre dernier hommage à un escargot :" Adieu à Jeremy, l'escargot devenu fameux parce que  'single' ".


Di tanto in tanto torno sul bestiario della Repubblica. Nel numero  on line del  14 ottobre gli animali pullulano. Questo mostra l'importanza che hanno preso nella nostra vita, si dirà.  Ma potremmo sospettare questi animali di essere lì per riempire dei vuoti, rimpiazzare, compensare, nascondere,  lenire. In ogni caso, gli animali della Repubblica ricordano quelli dei bestiari medievali (lo dico spesso)  : animali/schermo che permettono di inscenare dei contenuti mitici  : "Strage di pinguini in Antartide: solo due pulcini sopravvissuti in una colonia di 40mila". I tre successivi sono lì per rassicurarci  : "Marocco, ripresi per la prima volta nel deserto i gatti delle sabbie". "Alla scoperta del mondo: prima uscita per 36 cuccioli di panda gigante", "Francia,  festa allo zoo: nascono quattro leoni bianchi al parco di Amneville. Insomma, si muore, ma si rinasce  (palingenesi). Al registro  "Il superamento delle frontiere" abbiamo : "Lina, la volpe viziata: ogni sera bussa alla porta del ristorante". La cattiveria umana è illustrata dall'articolo  "Russia,  un cane in dono a Putin: alzato come un trofeo" (il ritorno della barbarie). Ma noi, per fortuna, non siamo degli orchi. Ci emozioniamo, dunque, rendendo  l'ultimo omaggio a una lumaca* : " Addio a Jeremy, la lumaca diventata famosa perché 'single'". 
*In realtà è una chiocciola, pazienza.


jeudi 7 septembre 2017

Sauvetages balnéaires



J'apprends qu'au Brésil 300 baigneurs viennent de sauver une baleine à bosse de 10 mètres échouée sur une plage près de Rio. Ce n'est pas une nouvelle, c'est une parabole. C'est un message qui éduque la population tout en la flattant (il célèbre notre bonté et nous encourage à continuer comme cela). Autrefois, chez les scouts, on aidait les vieilles dames à traverser la route. Aujourd'hui on sauve sur les plages les baleines à bosse.
Voilà des belles vacances, édifiantes, saines et morales : "Qu'as-tu fait pendant les vacances?"  "J'ai sauvé une baleine à bosse de 10 mètres". "La mienne, hélas, n'en faisait que 6".  Il y a de la philanthropie dans l'air, heureusement,  et le quotidien La Repubblica nous en fait part tous les jours. Plus je  pense à ces élans d'altruisme collectif, plus je me sens généreux. Et c'est grâce à La Repubblica, à son directeur et à son comité de rédaction*.

Scopro che in Brasile 300 bagnanti hanno salvato una megattera di 10 metri spiaggiata vicino a Rio.  Non è una notizia, è una parabola. È un messaggio che educa e lusinga la popolazione (celebra la nostra bontà e ci incoraggia a continuare così). Una volta, dai boyscout, si aiutavano le vecchiette ad attraversare la strada. Oggi  si salvano sulle spiagge le megattere.
Insomma, delle belle vacanze, edificanti, sane e morali. "Cosa hai fatto durante le vacanze?" "Ho salvato una megattera di 10 metri".  "La mia purtroppo ne faceva solo 6". C'è della filantropia nell'aria, per fortuna, e il quotidiano La Repubblica ne rende conto tutti i giorni. Più penso a questi slanci di altruismo collettivo, più mi sento anch'io generoso. E questo grazie alla Repubblica, al suo direttore e al suo comitato di redazione.


* https://video.repubblica.it/natura/brasile-bagnanti-salvano-megattera-di-10-metri-spiaggiata-vicino-a-rio/283254/283869. Les images de l'article, en fait, sont émouvantes. J'attire néanmoins l'attention sur le titre du reportage : "Il cuore grande dei bagnanti" ("Le grand cœur des baigneurs"). L'Italie, c'est vrai, est le pays du mélodrame. 

mardi 5 septembre 2017

Le Bestiaire estival de la Repubblica


 

C'est peut-être la chaleur, même si je ne vois pas trop le lien, toujours est-il que l'été est une saison propice, dans la presse,  pour parler des animaux. Tout dernièrement, en lisant  La Repubblica j'ai appris que des baigneurs pervers ont pris des selfies à côté d'un bébé dauphin en train d'agoniser. Quelques jours plus tard, heureusement, des baigneurs gentils (on ne pouvait pas rester sur les méchants ...) ont sauvé un autre dauphin, plus grand, qui n'arrivait plus à quitter la plage. Parmi les mauvaises nouvelles on regrette le décès de Kasatka, une orque acrobate qui se produisait dans le parc Sea World de San Diego, et de Chantek, un orang-outan particulièrement doué capable de décrire, par le langage des signes,   le trajet qui amenait à son restaurant préféré. Les lions de mer, avant de regagner la liberté, se donnent des bisous.


Forse è il caldo, anche se il nesso non mi è troppo chiaro, fatto sta che l'estate è una stagione propizia, nella stampa,  per parlare degli animali. Negli ultimi tempi, leggendo La Repubblica, ho appreso che dei bagnanti perversi si sono fatti dei selfies a fianco di un cucciolo di  delfino che stava agonizzando. Qualche giorno dopo, per fortuna, dei bagnanti buoni (non bisogna darla vinta ai cattivi ...) hanno salvato un altro delfino, più grande, che non riusciva a prendere il largo.  Tra le brutte notizie vanno segnalati i decessi di Kasatka, un'orca acrobata che si produceva nel parco  Sea World di San Diego, e di Chantek, un orango particolarmente dotato capace di descrivere, con il linguaggio dei segni, il percorso che conduce al suo ristorante preferito. I leoni di mare, prima di riconquistare la libertà,  si danno dei bacetti.

samedi 10 juin 2017

Bisous de chèvre chez les Animalistes italiens





Militant du nouveau Parti animaliste italien

On dirait une blague. Eh bien non, c'est la pure vérité. Pour l'instant je me  limite à l'annoncer telle qu'elle a été rapportée par le quotidien La Repubblica du 20 mai :

"Milano, Berlusconi fonde un nouveau parti, le Mouvement animaliste. Aux élections il pourrait atteindre 20% des votes. “Nous tablons sur les 7,5 millions de familles qui ont un animal à la maison, prêtes à appuyer avec Forza Italia [c'est le parti du Commendatore] toutes les propositions de loi”. Ses conseils : “Faites comme moi en 1994”. E aussi : “Tous les matins je vais dans mon parc avec des brebis, des agneaux et des chiens qui donnent des bisous aux petites chèvres”".

Je commenterai le tout la tête froide.


Sembra una farsa. E invece è la pura verità. Per ora mi limito ad annunciarla come è stata riportata dal quotidiano La Repubblica del 20 maggio : “Milano, Berlusconi fonda un nuovo partito: Movimento animalista, alle elezioni potrebbe arrivare al 20%". "Puntiamo sui 7,5 milioni di famiglie che hanno un animale in casa, con Forza Italia pronti ad appoggiare tutte le proposte di legge". I consigli: "Fate come me nel '94". E poi: "Ogni mattina vado al parco con pecore, agnelli e cani che danno i baci alle caprette". Mi riservo di commentare  il tutto a mente fredda.

mercredi 1 février 2017

La "nounoursification" du vivant (le bestiaire de la Repubblica et ses effets collatéraux



Entre l' homme et le  dauphin : la sardine*

Encore un mot sur le lynchage involontaire d'un  dauphin en Argentine (le fait n'est pas récent, c'est vrai,  mais cela reste un scoop)*. J'ai signalé à plusieurs reprises la tendance de la Repubblica à présenter tout animal domestique ou sauvage comme un bisounours à pouponner, tripoter, psychanalyser, secourir (même lorsqu'il n'en a pas besoin) et immortaliser dans des reportages photographiques. 

D'un côté on incite les foules à "nounoursifier" le vivant (ce néologisme est affreux, je le reconnais, mais rend bien l'idée), de l'autre, lorsque le lecteur  passe à l'acte, on s'indigne.


* Cette photo vient du site  http://www.cesenatoday.it/eventi/mostre/lalla-palooza-e-i-delfini-di-cesenatico-al-museo-della-marineria.html

* Selon certains commentateurs le petit dauphin était déjà mort, mais nous  préférons penser qu'il était vivant (je me range parmi les lecteurs) parce que cela rend l'événement  encore plus scandaleux.

jeudi 19 janvier 2017

Arrêtez votre cirque : Barnum, le progrès moral et l' "effet Bardot"

  
"C'est la fin du spectacle le plus triste de la terre" (Ingrid Newkirk, presidente du  People for the Ethical Treatment of Animals"

L'évolutionnisme social n'a pas la cote chez les anthropologues. On pense tout de suite au colonialisme : les "autres", sauvages, pauvres, et arriérés de toutes sortes sont moralement et  culturellement inférieurs mais en progressant, grâce à nous, ils atteindront notre niveau (ou presque).  Dans un article du quotidien La Repubblica la journaliste Katia Ricciardi exprime ses regrets pour la fermeture du cirque Barnum, un  univers plein de poésie dont elle  justifie, cependant, la disparition :  "un mondo che oggi, per evoluzione umana, non ha più ragione di esistere" (un monde qui, aujourd'hui, en raison de l'évolution humaine, n'a plus raison d'exister").


Cela m'inquiète : moi non plus, du point de vue de l'evoluzione umana, je n'ai pas trop de ragioni di esistere.

http://www.repubblica.it/cronaca/2017/01/15/news/chiude_circo_barnum-156061131/?ref=HREC1-15

mardi 3 janvier 2017

Le bestiaire de La Repubblica. La disparition d'une star



Panda chinois 


L'année  2016, tout le monde en parle,  a été particulièrement sévère avec les célébrités. Je puise au hasard  dans la liste du site "JeSuisMort.com" (cela existe vraiment) : Michel Butor, Allan Rickman, Umberto Eco, Elie Wiesel, Maurice Opinel (couteaux), Mohammed Alì, Gato Barbieri, David Bowie,   Leonard Cohen,  Fidel Castro, William Salice (inventeur de l'œuf Kinder Surprise), Carrie Fisher et sa maman.

Et maintenant, comme s'il ne suffisait pas, on apprend que même Pan Pan vient de nous quitter. Vous ne connaissiez pas Pan Pan? Mais si, bien sûr, Pan Pan ... le panda géant le plus âgé du monde!  31 ans et 130 descendants.

lundi 19 décembre 2016

"Nos loups". L'animateur nature en proxénète


Carte postale des années 1950

Cette fois je dois exprimer mon admiration pour deux vidéos diffusées par le quotidien La Repubblica. Le spectacle est saisissant.

Dans la première, toute récente,  on voit (et on entend) cinq loups qui hurlent à la lune. Je pensais qu'il s'agissait d'une simple façon de parler alors que, dans le film, les loups semblent hurler à la lune pour de vrai. Pourquoi le font-ils? On connaît les nombreuses  légendes consacrées à ce sujet (je vous en épargne la liste),  ainsi que des explications rationalistes ("C'est que dans ces nuits très claires ils sont très actifs et hurlent  plus que d'ordinaire ..."). La scène en tout cas, est tellement captivante que dans la commune de Vagli di sotto (Province de Lucca) on va organiser,   d'ores en avant, "delle comitive per vedere e ascoltare direttamente i nostri maestosi animali" ("des groupes  pour voir et écouter directement nos animaux majestueux").

"Nos animaux" à qui ?  "Et bien ... à nous. À partir du moment où le loup devient intéressant, il est à nous. Nous et le loup nous sommes pareils, tout aussi magiques et charmants". "Nos animaux sont plus majestueux que les vôtres (Vive l'Italie, vive la Toscane, vive le terroir, vive le canis lupus italicus)".

Faut-il laisser tranquilles ces représentants de l'autochtonie à quatre pattes menant discrètement leur vie dans les bois? Non, il faut aller leur casser les pieds à chaque pleine lune. Cela peut appeler des touristes et mettre de l'animation dans ces landes désolées.

Victor Segalen en voulait aux écrivains "exotisants"  qui bradent le mystère de l'altérité en invitant les touristes à coloniser le monde. Il les appelait les "proxénètes de la sensation du divers".

 Je considère les animateurs/nature d'aujourd'hui comme des "proxénètes de la sensation du divers animal et végétal".

Je parlerai bientôt du second reportage de La Repubblica.


http://video.repubblica.it/edizione/firenze/luna-piena-i-lupi-ululano-in-branco-ripresi-dalle-telecamere-nascoste/262896/263254?ref=HRESS-12