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mardi 7 avril 2026

Culture et civilisation. (À propos de la guerre en Iran)

 

Hier soir, j'ai posté un billet très amer. Ce matin, apprenant avec soulagement que le projet apocalyptique qu’on nous avait annoncé avait été suspendu, et que les menaces trumpiennes ne constituaient qu’un « coup de poker génial », j’aurais dû le retirer. Au bout du compte, j’ai cru opportun de le garder.

On sait désormais que même les autres animaux ont une culture, dans le sens qu’ils sont capables de stocker des informations et de les transmettre d’une génération à l’autre. Les quatre chardonnerets que j’ai vus ce matin, en train de dévorer des pissenlits avec une joie toute printanière, ont leur culture à eux, différente de celle des chardonnerets de Fribourg ou de Douarnenez.

La notion de civilisation, elle, est réservée à notre espèce. En allant me coucher, je pense au fait que demain, au dire du milliardaire américain qui dirige actuellement le États-Units d’Amérique, une civilisation toute entière aura peut-être disparu*.

On pourrait lui faire remarquer qu’une civilisation est une chose, la dignité des gouvernants qui prétendent la représenter en est une autre. 

* Lorsqu'on vient d'un  Pays tout neuf, détruire une civilisation millénaire  doit donner de grandes satisfactions.

 

dimanche 1 février 2026

Nostalgie de quoi ?

 


Où réside le charme de ces souvenirs?

Je songe aux gaillards recrutés pour faire partie de l’ICE (un raccourci de MILICE, je suppose) que Donald Trump a qualifié de patriotes. Et je pense à cette phrase, que je dois avoir déjà commentée, qui jette une ombre glaciale sur une chanson que par ailleurs j’aime beaucoup : Toulouse.  C’est là où Nougaro dit : « Ici, même les mémés aiment la castagne ».

Personnellement, j’éprouve une antipathie profonde pour les mémés qui aiment la castagne (ainsi que pour leurs compagnons).  Et je me demande : « Quelles motivations met-on en avant quand on aime castagner ? ». La défense des valeurs  morales fait souvent partie de ces prétextes. Le patriotisme (et l'amour  pour l'équipe de son cœur)* également.

C’est ainsi que, parfois, on peut avoir le sentiment que des termes comme « cogneur », « va-t-en-guerre », « nécrophile » et « patriote »** appartiennent à la même aire sémantique. 

* A priori, je n’ai rien contre le patriotisme qui, à certains moments de l’histoire d'un Pays, peut prendre des formes très nobles. Mais le patriotisme est une chose, les « patriotes », parfois, en sont une autre (et notamment ceux qui font du sentiment patriotique tout un fromage — j’ai toujours aimé cette formule française aux accents surréalistes). La comparaison d’un certain type de patriotes avec des « tifosi » partageant avec eux les mêmes dispositions psychologiques, me fait penser à la formule freudienne « narcissisme des petites différences ». On trouve sur le net la définition suivante  : Le « narcissisme des petites différences » : concept forgé par Sigmund Freud (notamment dans Le Malaise dans la civilisation, 1929) pour décrire la tendance des communautés proches ou apparentées à se railler et à se combattre mutuellement en exagérant des différences minimes. Ce mécanisme permet de satisfaire des pulsions agressives tout en renforçant la cohésion interne du groupe, le mépris de l’autre voisin servant de dérivatif.

** J'ajouterais même «  pitbull ».  

mercredi 21 janvier 2026

Des goélands et des oies

 

- Maurice, arrête avec tes vociférations, on dirait une oie du Capitole.

Le volatile insiste et tape contre la vitre pour m’intimider.

- Maurice, j’en ai vraiment marre, fiche-moi la paix. Que veux-tu en échange ?

- Le prix Nobel*.

*La fois d’avant c’était le Groenland

jeudi 15 janvier 2026

« Fucking bitch ! » (Donc je l’exécute)*

 


Il fut un moment où le quotidien La Repubblica publiait des images de policiers américains sauvant des canards, des chevreuils et autres bestioles en danger. Je me souviens avoir signalé ce phénomène dans ce blog, en me posant la question du sens de ces reportages anodins.

J’y pense à propos de Madame Renee Nicole Good, qui n’étant pas un canard ni un chevreuil  …

* J'ai mis ce court propos entre parenthèses  parce qu'il ne vient pas de moi. Il a été formulé par un représentant de l' État américain pendant  l'exercice de sa fonction.

lundi 5 janvier 2026

La paix en une semaine et autres gadgets

 



- Maurice, pourquoi tu me regardes avec ces yeux d‘envoûteur ?

- On a besoin du Groenland !

- Arrête avec tes conneries.

- Les gens m’aiment comme ça.

mardi 12 novembre 2024

Le point de vue de Maurice (1). Une analyse trumpeuse?

 


L’autre matin Maurice, dont je n’arrive pas à saisir l’orientation politique, a fait une courte apparition sur le rebord de ma fenêtre.  Il a proféré quelque mots d’un ton déclamatoire, à la manière des reporters  radiophoniques des années quarante. Il a dit  « Trump », me semble-t-il, « victoire » et – je ne vois pas le lien – « wokisme ».  Ça avait tout l’air d’une analyse politique. Du coup, un chat est survenu et il s’est  tu.

lundi 16 septembre 2024

À table avec le chien

 

Chien

Ce n’est pas pour défendre Donald Trump, qui a déjà assez d’admirateurs, mais le fait que certains immigrés de Springfield mangent des chats n’est pas forcément une rumeur. Nous avons tous des prédilections et des tabous. En ce qui me concerne, si j’avais vraiment faim, je crois que je mangerais le premier chat qui me tombe sous la main (sauf le mien et celui de mes proches). Pour manger un chien, je devrais avoir vraiment très très faim.

Manger le meilleur ami de l’homme me paraît à la fois plus sale et plus cannibale.

mercredi 13 janvier 2021

Le beurre et l’argent du beurre (à propos de l’assaut du Capitole)

 

 

Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi le déguisement de ce supporter de Donald Trump suscitait mon dégoût alors qu’il est ludique et pittoresque. Après j’ai trouvé. C’est le contraste entre le déguisement en chamane et le drapeau américain qui décore sa figure. Les patriotes américains, on le sait,  tiraient sur les chamanes comme s’ils étaient des lapins. Donc Il faut choisir : ou on est patriote ou on est chamane.

dimanche 8 novembre 2020

Les gentils ont gagné (à propos de la victoire de Joe Biden)

 


Les jardins de la Maison blanche en attente de leurs nouveaux arpenteurs

Joe  Biden a gagné et je suis vraiment heureux, soulagé, comme si on avait évité la catastrophe.  En faisant de l’introspection, je constate que je suis fier d’être du bon côté*. Il me manque juste de devenir végétarien pour approcher de la perfection.

* Question subsidiaire : y a-t-il des « Trumpistes » chez les amis des animaux ?  J’aimerais bien le savoir. Zoophiles trumpistes,  montrez votre fair play, exprimez officiellement  votre chagrin.

mardi 28 avril 2020

Le savoir des anciens (si les conseils thérapeutiques du Président américain ne devaient pas suffire)



 
Pigeon ne croyant qu'à moitié aux médecines  alternatives

 “À Guernesey, pour faire disparaître une affection assez peu définie, connue sous le nom de mal volant, le patient frictionne le siège de la maladie avec une poule noire, qui doit avoir été achetée, mais non donnée. Après l’opération elle ne doit être ni gardée ni tuée, mais il faut en faire cadeau à quelqu’un. L’usage d’appliquer sur le mal un pigeon fendu est plus ancien que le procès où il est ainsi décrit : « Barbe Dorée qui fur bruslée à Senlis en 1577, confessa avoir guari quelques-uns qu’elle avoit ensorcelez après avoir fendu un pigeon et mis sur l’estomac du patient en disant ces mots : Au nom du Père, du fils etc., de monsieur Saint Anthoine et de monsieur saint Michel l’Ange, tu puisses guérir du mal ». Cent ans plus tard, en cas de fièvre continue, on fendait un pigeonneau par la moitié  et on le plaçait sous la plante des pieds du malade, la tête tournée vers le talon”. (Paul Sébillot, Le Folk-Lore de la France: La Faune et la Flore - Tome troisième)

samedi 25 avril 2020

Proposition sarcastique : faut-il injecter du désinfectant dans la boîte crânienne de certains décideurs ?



Pour illustrer le fonctionnement de la pensée magique, l'anthropologue James George Frazer proposait, parmi d’innombrables exemples, la coutume observée dans plusieurs régions du globe de soigner, en même temps que la blessure, l’objet qui l’a provoquée (la lame qui a coupé le doigt, la barrière métallique qui a esquinté le cheval etc.).
Je ne suis pas magicien, mais je comprends très vite.  Je suggère donc de combattre le coronavirus en soumettant la communauté des  pangolins à des séances de  bronzage U.V.

mardi 21 avril 2020

Julian Assange, saint patron des confinés





Je pense à Julian Assange, ce matin. C’est le confiné par définition. Je trouve dans son parcours un scénario christique, avec ses Hérodes, ses Judas, ses Ponces Pilates, son Calvaire ses  soldats.  Tout est là. C’est un martyre moderne. Pour le faire taire définitivement, pour effacer, avec sa disparition, le souvenir des initiatives  qui ont rendu possible  sa capture et sa détention, il y aurait un moyen très simple, aujourd’hui.

lundi 16 mars 2020

Irons-nous tous au Paradis? Tout dépend du prix (Trump, le coronavirus et la mère de Saint Pierre).




Échelle menant au Paradis récemment rachetée par une firme américaine (en noir, les employés censés éloigner les intrus).
C’est hallucinant. Les Allemands pensent pouvoir réaliser un vaccin contre le coronavirus d’ici quelques mois (ce qui nous réconforte un peu). En apprenant la nouvelle, Trump a proposé de l’acheter et d’en  garder l’exclusivité pour les Américains. Cela me rappelle une vieille légende que je reporte ici dans sa version corse*:

LA MÈRE DE SAINT PIERRE

La mère de saint Pierre avait été si méchante pendant sa vie, que Dieu ne voulut pas la laisser entrer  au Paradis après sa mort.   Saint Pierre en fut bien attristé : il ne mangeait plus  et maigrissait à vue d'œil.   Le Seigneur s'en aperçut et lui dit :   «  Pierre, pourquoi donc es-tu si triste ? »  Et Pierre lui répondit :   « Seigneur, ne voyez-vous pas tous les supplices  que ma mère endure aux enfers ? ».   «  J'en suis bien désolé, mais elle n'a que ce qu'elle  mérite. Dis-moi, Pierre, a-t-elle seulement fait une  bonne action pendant sa vie? Cherche, et si tu en  trouves une, si petite qu'elle soit, je te promets de la  faire entrer au ciel ».   Saint Pierre se mit aussitôt à feuilleter le livre où  était écrite toute la vie de sa mère.   Il tourne et retourne les pages, mais pas la moindre  bonne action. Enfin, à force de chercher, il réussit à  trouver qu'un jour elle avait donné une feuille de poireau à un malheureux qui mourait de faim. Triomphant, plein de joie, saint Pierre courut vers  le Seigneur :   « Seigneur, Seigneur, elle a donné une feuille de  poireau » « Eh bien ! ce sera cette feuille de poireau qui la  sauvera ».   A l’instant, saint Pierre prit une feuille de poireau  qui s'allongea, s'allongea tant et tellement qu'elle  arriva jusqu'aux enfers.   La mère du saint s'y suspendit sans perdre de temps.  La voyant monter au ciel, un premier damné s'accrocha à elle, un second suivit, puis un troisième, puis  un quatrième, etc.   La feuille de poireau enlevait tout le monde.   En chemin, la méchante femme s'aperçut qu'on la  suivait. Furieuse elle donne de grands coups de pieds,   « Lâchez-moi, ce n'est pas pour vous que mon fils a  envoyé cette feuille ».   «  Laissez-les monter, ma mère, disait saint Pierre;  ne soyez pas si ingrate ».   Mais sa mère n'écoutait rien et continuait à donner  de grands coups de pieds afin qu'aucun malheureux ne  pût se sauver avec elle.   «  Eh bien ! Pierre, dit alors le Seigneur, que dis-tu  de cela ? »   Pierre baissa tristement la tête ; puis, lâchant la  feuille de poireau, il laissa retomber sa mère au fond  des enfers.   (J.B. Frédéric Ortoli, Contes populaires de l'île de Corse  -1883).

* Il me semble que le poireau, dans la version italienne,  est remplacé par un oignon.

mardi 7 janvier 2020

Trop d’intellos (et pas assez de McDo). Bombardons le Louvre





Après l'abbaye de Montecassino, le Louvre

C’est hallucinant. Pour faire peur aux Iraniens Donald Trump  menace d’anéantir des sites « de très haut niveau et très importants pour la culture iranienne ». L’idée que ces sites puissent être importants non seulement pour les Iraniens mais pour l’ensemble de l’humanité (y compris pour les Américains) dépasse  l'entendement de cet ancien homme d'affaires et animateur télé*.
On a beaucoup épilogué autour de l’étroitesse d’esprit des Talibans se permettant de détruire (au nom de leurs connaissances précises sur les intentions de Dieu) les célèbres  Bouddhas de Bâmiyân classés patrimoine mondial de l'UNESCO.  Et voilà Trump qui se met en compétition. 

* Plein  de grandes qualités, par ailleurs, sinon pourquoi aurait-on voté pour lui?

samedi 30 novembre 2019

La farce des dindons


 

« Tiens – m’étais-je dit - Karen Knorr a fait une nouvelle installation au Musée de la Chasse et de la nature ». J’ai tout de suite compris que ce n’était pas le cas. Il s’agissait des deux dindons graciés cette année par Donald Trump à l’occasion du Thanks Giving et hébergés pendant une nuit dans un hôtel de luxe.
C’est trop facile et pas marrant à la fois, mais j’ai pensé aux 25 condamnés exécutés dans les prisons américaines en 2018*.
*Question annexe : puis-je être simultanément favorable à la consommation de dindons et hostile à la peine de mort ? Ma réponse est oui (on y reviendra).

vendredi 12 avril 2019

Un grand merci aux autorités britanniques



 
Saddam Hussein presque méconnaissable à l'époque de sa détention


C’est comme avec Hussein. Que cachait-il, Julian Assange, dans sa chambre à l'ambassade d'Equateur ? Des armes  de destruction massive*. Il fallait bien intervenir.

* À savoir des informations concernant des mensonges et des turpitudes d'État.





Julian Assange presque méconnaissable au moment de son arrestation

mardi 15 mai 2018

Mattanza dans les Lieux Saints


Mattanza. Cliché de Georges Viollon (1915-1978)

«Un grand jour pour Israël», se félicite Donald Trump.

C'est peut-être morbide mais hier, 14 mai, je me suis connecté à France Info toutes les trente minutes pour me renseigner sur  le score réalisé par l'armée israélienne  (à l'heure où j'écris on dénombre 58 morts et au moins 2.700 blessés, mais on peut faire mieux).

Question 1) : Comme beaucoup d'autres gens je considère le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem le geste d’un irresponsable. Faut-il en déduire  que je suis un antiaméricain ? 

Question 2) (je passe du coq à l'âne) :   Le retour  en politique de Silvio Berlusconi et les succès de la Ligue du nord me donnent la nausée. Faut-il en déduire que je suis un anti-italien ?

Question 3) : Le caractère inhumain de la politique de Netanyahou me déconcerte ...  


« Oggi è un gran giorno per Israele », esulta Donald Trump.  È probabilmente un riflesso morboso, ma ieri, 14 maggio, ho ascoltato metodicamente France Info per aggiornarmi sul numero di morti e di feriti realizzato dall'esercito israeliano (in questo momento i morti sono 58 e i feriti oltre 2.700). Domanda n.1 :  Come molta altra gente giudico il trasferimento dell’ambasciata degli Stati Uniti a Gerusalemme il gesto di un irresponsabile. Dobbiamo dedurne che sono un anti-americano ? Domanda n. 2 : L’ascesa politica di Matteo Salvini e il riciclaggio di Silvio Berlusconi mi fanno vomitare. Dobbiamo dedurne che sono un anti-italiano ? Domanda n. 3 : Il carattere inumano della politica di Netanyahu mi sconcerta ... 

lundi 9 avril 2018

Le bestiaire de Donald Trump


Donald Trump vient de qualifier Assad d’ « animal ». On prévoit des réactions internationales.


Donald Trump ha appena definito Assad un « animale ». Si prevedono reazioni internazionali

mardi 20 février 2018

Se faire bichonner par un policier américain (nouvelles du bestiaire de Repubblica)


On sait bien que les policiers américains font un travail difficile, avec ces noirs émotifs qui fomentent des tumultes pour un oui ou pour un non, ces voyous mexicains  à ramener  aux frontières, ces pistoleros du cru qui n’ont pas de murs à franchir pour décharger  sur autrui leurs fusils d’assaut (dix sept  morts d’un seul coup il y a juste quelques jours). Tout le monde soutient les défenseurs de la loi. Je ne comprends donc pas le besoin d’inonder le net  par des images édifiantes comme celles qui viennent d’être  diffusées par le Daytona Beach Police Department :

https://video.repubblica.it/natura/usa-cucciolo-salvato-dal-gelo-coccole-e-coperte-dei-poliziotti/297035/297654

Je ne comprends non plus qu’un  quotidien  sérieux comme  Repubblica, depuis quelques temps,  se prête  à ce genre de publicité. Ce n’est plus du journalisme, c’est de la propagande.



Lo sappiamo tutti che i poliziotti americani svolgono un lavoro difficile, con tutti quei neri ipersensibili che fomentano disordini per futili motivi, i malviventi messicani  da respingere alla frontiera, i pistoleri locali che non hanno muri da attraversare per scaricare sul primo che passa i loro semi-automatici in vendita libera al supermercato (diciassette morti in un colpo solo, qualche giorno fa). Tutti sostengono i garanti della legge. E allora non capisco perché inondare la rete di immagini edificanti come quelle recentemente  diffuse dal Daytona Beach Police Department. E non capisco perché un quotidiano serio come Repubblica, da qualche tempo, si presti a questo genere di pubblicità. Non è più giornalismo, è pura propaganda. E buongiorno l'iniziativa  "Repubblica delle idee". Quali idee? A volte sorge il dubbio che parlare del mondo animale aiuti  la gente - compreso il sottoscritto verosimilmente - a rincitrullire. 

lundi 1 janvier 2018

Les pouvoirs prophétiques de la laine de chat


Elle a une drôle de  manière de saluer,   cette gamine des années ’30 qui court dans la neige, le regard projeté sur l’avenir (« jeunesse », « avenir » et « patrie » étaient des mots très  à la mode à  son époque). Qui voit-elle se profiler à l’horizon?  Les supporters de la Juventus de Turin  qui le 17 décembre 2017, à Bologne ont chanté « Me ne frego della galera, camicia nera trionferà  (je m’en fiche de la taule la chemise noire triomphera ») ?  Les députés d’extrême droite qui occupent désormais des postes clé dans le gouvernement autrichien?  Donald Trump et ses conseillers qui viennent d’interdire dans les documents officiels américains l'usage de termes tels que  « fœtus », « transgenre », « vulnérabilité », « diversité »,  ou encore « fondé sur la science » ?

Inutile de souhaiter une bonne année aux nostalgiques de l'Entre-deux-guerres et aux révisionnistes qui profitent des vacances de Noël pour rédiger leur coming out : « Oui, j’ai toujours été fasciste, et alors ? ». Pour eux,  à en juger des signes avant-coureurs, ce sera un  très bon millésime.



Ha uno strano modo di salutare, questa bambina degli anni Trenta che corre nella neve  con lo sguardo proiettato sull’avvenire (« gioventù », « patria » e « avvenire » erano parole alla moda ai suoi tempi). Chi vede profilarsi all’orizzonte ? I tifosi della Juventus di Torino che il 17 dicembre, a Bologna, cantavano « Me ne frego della galera, camicia nera trionferà » ? I deputati di estrema destra che occupano ormai i posti chiave nel governo austriaco, come se si potesse dimenticare il passato nazionale? Donald Trump e i suoi consiglieri che hanno appena proibito l’uso nei documenti ufficiali americani di termini quali : “diversità”, “transgender”, “feto”, “basato sull’evidenza” e “basato sulla scienza” ? Inutile augurare buon anno ai nostalgici e ai revisionisti che stanno redigendo il loro coming out approfittando delle vacanze di Natale  : « Sì, sono sempre stato fascista, e allora ?  Per loro, a giudicare da questi segni premonitori, sarà sicuramente una buona annata.