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vendredi 3 juillet 2026

Manger malin. Du bon usage des corbeaux

Une invasion de corbeaux dans les régions agricoles du Colorado. Giornale Luce B0843. 11 mars 1936

Mange-t-on les corbeaux ? Il faudrait poser la question à l’autrice de l’article « Trop malin pour la casserole », publié dans le numéro 101 de la revue La Grande Oreille. Ce qui est sûr, c’est que, dans les années 1930, les États-Unis, qui avaient déjà bien des problèmes, furent confrontés à des invasions massives de corbeaux ravageant les récoltes. Un certain Dr T. W. Stallings lança alors une campagne culinaire promouvant le recyclage du corbeau à des fins gastronomiques, comme source de protéines bon marché.

Cette initiative est documentée par un film de l’Istituto Luce, sur lequel je suis tombé par hasard. Le film se termine dans un restaurant où de la viande de corbeau est servie à une clientèle distinguée qui semble l’apprécier.

 

samedi 13 juin 2026

Un corbeau passe


 

 Ange, antenne et corbeau (Cliché SDB)

 

C’est l’heure de l’apéritif (très tard, à cette saison dont les journées durent longtemps). Installés sur la terrasse panoramique d’un bar, nous assistons au passage des corbeaux. Tous les matins, ils se déplacent des montagnes de l’ouest vers la plaine. Le soir, ils rentrent chez eux.

Leur passage est rapide, fourmillant et spectaculaire. Après le peloton, comme au Tour de France, on voit apparaître les retardataires. Suit un moment de vide, interrompu par le surgissement du dernier : 

 

- Regarde celui-là, mais où s’était-il fourré ? 

- Il avait oublié son cartable.


dimanche 17 mai 2026

Petit cours de géographie économique (2)

 

 

 

Caracara de Darwin

 

(Suite) Les cours de géographie économique de ma maîtresse portaient essentiellement sur la mise en relation d’une localité, voire même d’une nation, avec sa principale ressource. Souvent, je la trouvais très convaincante. L’idée que la prospérité de la ville de Parme soit directement liée à la découverte du Parmesan me paraissait intéressante, et je dirais même évidente. La relation entre la bergamote, indispensable pour la production de parfums à la bergamote, et le bon état des finances calabraises avait l’air moins explicite mais tout aussi plausible.

Parfois, cependant, j’étais saisi par le doute. La théorie selon laquelle une nation entière, le Pérou, aurait basé son économie sur l’exploitation du guano me semblait invraisemblable :

 

Madame la maîtresse, je n’ai pas compris : c’est quoi le guano?

Tu as très bien compris : c’est un fertilisant naturel produit à partir de fientes des oiseaux.

 

Mes doutes étaient infondés : «Du 10 au 15 siècle – je viens de le vérifier – le royaume de Chincha a symbolisé la puissance sur la côte péruvienne. Une domination basée sur la richesse naturelle et insolite de cette civilisation»*.

Très appréciés par les ornithologues, ces gisements de guano sont devenus une attraction touristique aux conéquences parfois inattendues.

 

* https://actu.fr/histoire-patrimoine/le-royaume-du-guano-comment-cette-civilisation-antique-a-fonde-sa-richesse-sur-des-fientes-d-oiseaux_63851901.html

mercredi 15 avril 2026

L’oiseau-machine



 
 Je lis dans Sciences et vie : « Le chant des oiseaux accompagne les premiers instants du jour comme une évidence familière. Pourtant, derrière cette symphonie matinale se cache une mécanique bien plus subtile. Des chercheurs lèvent aujourd’hui le voile sur un phénomène longtemps perçu comme instinctif, révélant que le chant des oiseaux à l’aube obéit à des règles précises, dictées par la lumière, les hormones et la physiologie du sommeil »*.

 C’est bien triste, je croyais qu’ils chantaient spontanément. 

 

* https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/animaux/a-laube-le-chant-des-oiseaux-retentit-et-on-sait-maintenant-pourquoi-216478.html


dimanche 28 décembre 2025

Oiseaux en cage

 

Et pourtant Maurizio Vandelli, à l’époque, était loin d’être un macho. Il était même son contraire : un ménestrel authentique, maigrichon et fragile qui dans ses chansons avait toujours le rôle  du perdant (ses fiancées le quittaient méthodiquement et il était toujours triste comme la pluie*).

L’autre jour, je ne sais pas pourquoi, je me suis mis à fredonner une des chansons les plus célèbres du groupe Equipe 84, dont il était le leader.

Voici le texte :

Sorrido a lei
E piango per lei
Io mi specchio
Negli occhi suoi

Un angelo blu
Vola in cielo
Un angelo blu
Che se fischio torna giù
Un angelo blu
E lei lo sa
È tutto ciò
Che io ho
E in gabbia la terrò

Je lui souris  Et je pleure pour elle Je me regarde Dans ses yeux  Un ange bleu  S'envole vers le ciel  Un ange bleu  Qui, si je siffle, redescend  Un ange bleu  Et elle le sait  C'est tout ce que  j'ai  Et en cage je la garderai.


Quelle idée de rappeler son amoureuse en sifflant, comme si c'était un chien, et de la  garder en cage pour qu’elle ne s’échappe pas.  Le comble c’est que, pendant mon adolescence, j’ai chanté ce motif des dizaines de fois (sous la douche ou dans les parages) sans m’apercevoir de son côté aberrant*.

* Question : lequel des quatre, selon vous, est Maurizio Vandelli?

* Le responsable de ce texte n'était pas le pauvre Vandelli - qui se limitait comme moi, j'imagine,  à le répéter de façon acritique -  mais le parolier Mogol, célèbre pour avoir transformé   Space Oddity de David Bowie (voyage solitaire d'un  astronaute  qui perd progressivement le contact avec la Terre), en une chansonnette larmoyante pour adolescents boutonneux (Ragazzo solo, ragazza sola).  Par  curiosité, j’ai jeté un œil sur la version  originale en anglais. Elle, n'a rien à voir avec Un angelo blu. Bien plus complexe sur le plan psychologique, elle ne fait pas la moindre référence à des contenus machistes. Je me demande : est-ce que les chansons anglaises deviennent machistes en migrant en Italie?  Cela pourrait faire un joli sujet de thèse en ethnolinguistique.

mardi 2 décembre 2025

Sémiologues de l’invisible


Image tirée du film Uccellacci e Uccellini de Pier Paolo Pasolini

 

Après, on a commencé à parler de paranoïaques, mais les devins, autrefois, avaient une place légitime dans la société et voyaient des signes partout. Derrière l’apparence des choses, il y avait toujours des significations latentes.

Même les chercheurs en sciences humaines et sociales partent du présupposé que, derrière la transparence apparente des choses, les causes et les significations occultes foisonnent. Morale : tout bon chercheur doit être un peu paranoïaque.

Certains paranoïaques, peuvent êtres chercheurs et devins à la fois.

L’autre jour, en traversant la France en diagonale avec ma voiture périclitante, je suis  tombé sur une immense prairie, comme on en trouve encore lorsqu’on échappe aux conseils du GPS. Au bord de cette surface monochrome deux silhouettes se détachaient. Il s’agissait d’un faucon et d'un corbeau, couple peu habituel. On aurait dit qu’ils conversaient. C’était sans doute un présage, mais je ne saurais pas l’interpréter.

mercredi 28 mai 2025

Le merle enchanté

Merle qui regarde ailleurs(Cliché de S.D.B.)

Hier il a plu beaucoup. Le soir, le beau temps est revenu, avec le ciel tout propre et un parfum de fleurs mouillées. Nous étions ravis tous les deux. Moi et le merle, je veux dire, chacun à sa manière.

samedi 17 mai 2025

Ignoble toi même





L’autre jour, avant de retirer l'image, j’avais illustré mon billet avec un merle au bec noir. On m’a fait remarquer que, probablement, il ne s’agissait pas d’un vrai  merle. En me renseignant, j’ai découvert l’existence d’un soi-disant « Merle au bec noir ». Il s’appelle Turdus ignobilis et, si son bec est noirâtre, son plumage n’est pas si noir que celui d'un merle classique (Turdus merula).

Je me suis alors demandé  : de quel droit qualifie-t-on une grive d’ignoble ?  Que fait donc la Ligue pour la Protection des Oiseaux ?  Pourquoi n'intervient-elle pas pour mettre fin à cette ignoble stigmatisation? Arrêtons avec nos délires anthropocentristes*.

* La femelle du merle noir, on le sait, est moins noire que son partenaire.  Voici une autre injustice classificatoire : lorsqu'on généralise en parlant de « merle noir »  ou de « blackbird », on ne se réfère  en fait qu'aux garçons.

jeudi 15 mai 2025

Les merles et le laurier


Jeune merle finistérien

L’automne passé j’ai massacré mon laurier en comptant sur sa résilience. Lorsque je l’avais planté, il tenait dans une poche de ma veste de hippie en velours vert (avec une doublure à fleurs). Le lieu, manifestement,  lui convenait : avant mon intervention drastique il avait tellement grandi qu’il m’empêchait de voir le ciel.

Les merles cette année sont deux. Je pense qu’ils ont fait leur nid dans ce qui reste du laurier parce que, lorsque j’approche, ils montent sur un bouleau, sans s’éloigner, et font un boucan d’enfer.

A la différence de Maurice, dont le charme est ailleurs, ils ne demandent rien, juste que je les laisse en paix.

 


Vieux merle de Vénétie

 

lundi 10 mars 2025

Être/avoir un grain

 




Je suis un grain de riz de la plaine du Pô. Suis-je BIO? J’en doute. En tout cas ce n’est pas grave …  je veux dire,  pour les humains. D’ici quelques jours, vraisemblablement,   je serai bouffé par des flamands roses, espèce protégée qui neutralise, par endroits,  80% des récoltes.  

Ces agriculteurs, quand même … ils cultivent du riz non-BIO sans se soucier de la santé des  flamands roses. C’est criminel !

samedi 22 février 2025

L’Église et les corvidés (pour le rétablissement de la vérité éthologique)

 



Francesco Bergoglio, ces derniers temps, n’est pas très en forme et dans la Cité du Vatican, comme on sait, il n’a pas que des amis. « Autour de lui – dit Monseigneur Vincenzo Paglia président de l’Académie pontificale pour la vie – il y a des “corbeaux“ qui spéculent sur la maladie du Pape ».

Pauvres corbeaux, toujours le mauvais rôle. J' attends les remontrances de la Ligue pour la Protection des Oiseaux*. 
 
Je me permets de faire de l'humour pour tourner en ridicule le "politiquement correct" en matière d'animaux. Ce n'est peut-être pas  le bon moment. Ce Pape-ci, en tout cas, suscite chez moi une certaine sympathie (sympathie d'agnostique)


lundi 2 décembre 2024

Les pies et le retour du refoulé

 

Certains proverbes sont contagieux. Je crois avoir déjà parlé de l'adage : « Quand on voit une pie, tant pis; quand on en voit deux, tant mieux. ». J’ai beau être rationnel, lorsque le matin je tombe sur  une pie (rien de plus fréquent )  je regarde à droite et à gauche dans l’espoir d’en apercevoir une deuxième. Comment  régler le problème? Dans mon imagination,  je me suis mis dans la peau d’un tyran, genre « Le Roi et l’Oiseau », et j'ai promulgué l'ordre suivant : « Dorénavant, pour la sérénité générale, toutes les pies seront bannies du royaume ».  J’ai vite compris mon erreur, qui a engendré  ce nouveau proverbe : « Au pays où on a banni les pies, on passe son temps à scruter l’horizon ».

mardi 9 juillet 2024

Après le vote

 

 


Maurice, l’autre jour, faisait profil bas et évitait de croiser mon regard. Je ne suis pas sûr que le résultat des dernières élections l’ait rempli de joie.

dimanche 9 juin 2024

L'œil du gallinacé

 

 

Poule. Merci pour cette photo inspiratrice

Les poules, ces énigmes à deux pattes. On les regarde dans les yeux et on comprend  tout de suite qu’elles partagent avec nous la même stupidité *

 

*  Ce que je dis est parfaitement infondé, je le sais, d'autant plus que l'on vient de m'apprendre plein de choses  inattendues sur la variété des profils psychologiques des poules  et sur le caractère complexe de leur vie sociale. N’étant pas éleveur ni éthologue, je me permets de fantasmer (de façon raciste, pourrait-on objecter), autour de l'unité du vivant et de ses conséquences. Chez les humains,  il y a des composantes que l'on retrouve également  chez le loup, le cerf,  l'aigle, le lion ...  ce qui favorise la compréhension interspécifique et nous permet de concevoir des blasons très avantageux. Mais si nous avons quelque chose en commun avec l'aigle et le lion, nous avons des affinités aussi avec la poule et le  canard. Dans ma première enfance, d'ailleurs, je m'identifiais à Donald Duck.

samedi 1 juin 2024

Les veilleurs du vivant (contempler sans frimer)

 



 

Dans ce blog je passe pas mal de temps à signaler nos contradictions : les écologistes ne sont pas si écologistes qu’ils le prétendent, les chasseurs non plus, les antispécistes ne respectent pas le principe de réalité, etc. Mais pour qui je me prends ? Toujours en train de râler. Les psychologues prévoient sans doute une catégorie pour caser les rabat joie comme moi. C’est le cercle vicieux : cette disposition à la critique perpétuelle influe sur ma lecture du réel et cette lecture, à son tour, accentue ma disposition.

J’y pensais l’autre jour en écoutant Vanessa Manceron qui nous parlait des ornithologues amateurs en Angleterre. L’Angleterre, nous disait-elle, est un pays densement peuplé, même à la campagne, où l’opposition entre le domestique et le sauvage ne prend pas les formes radicales qu’elle peut présenter chez nous. C’est un peu comme dans les jardins à l’anglaise, moins domestiqués que les nôtres sans être sauvages pour autant. Et dans cette Île très jardinée on compte un million d’inscrits à la Ligue pour la protection des oiseaux. Par leurs observations détaillées, les ornithologues amateurs contribuent à la recherche scientifique. Pendant de longues années, et avec beaucoup de fidélité, ils entretiennent avec les oiseaux une amitié à distance, sans aucun désir de captation ou de domination. C’est un rapport égalitaire. Nourrie d’exemples assez parlants, la description de cette communauté désintéressée qui contemple le vivant avec ravissement, m’a parue très crédible.

Bref, j’ai été jaloux des ornithologues anglais, capables d’entretenir avec les animaux sauvages des liens intenses et légers à la fois, réservés  et pleins de poésie.  J’ai été également jaloux de Vanessa Manceron, capable d’aborder un sujet aussi controversé (rien de plus explosif que le rapport à l’animal) en évitant les deux grandes tentations auxquelles j’ai du mal à résister sur ce blog : la polémique et la caricature. Pour sortir du pessimisme sans tomber dans la béatitude, je conseille donc la lecture de Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs  (éditions La Découverte, 2022).

mercredi 20 mars 2024

Blackbird singing in the spring

 

 Arnold Böcklin (1827-1901), Faune et le merle - détail

 

Était-ce un merle, l’autre nuit, qui chantait dans le noir ?

Ce serait cohérent : quand siffle le merle, l'hiver est fini (alors qu'une hirondelle, tout le monde le sait, ne fait pas le printemps).


lundi 15 janvier 2024

Longueurs d’ondes (à propos des omelettes aux œufs de hibou)

 

 

J’écoute Franceinfo.  Les mêmes trucs toutes les dix minutes. Je le sais, bien entendu, de quoi je me plains ? Je le sais, mais je cède à son pouvoir hypnotique. Dans dix minutes, peut-être, on aura une nouvelle sensationnelle.  Il faut que j’arrête.  J’ouvre le Folklore de France de  Paul Sébillot :

« En Ille-et-Vilaine  la cervelle de pie rendrait idiot celui qui la mangerait ; en Picardie, une omelette aux œufs de hibou dérange l’esprit ; dans la Meuse, celui qui mange une tête d’hirondelle devient immédiatement sorcier, etc.».

Je respire.  Et ça me réconcilie avec le monde de l’information.

samedi 7 octobre 2023

L’ornithophobie d'Yves Klein

« Alors que j’étais encore un adolescent, en 1946, j’allai signer mon nom de l’autre côté du ciel durant un fantastique voyage « réalistico-imaginaire ». Ce jour-là, alors que j’étais étendu sur la plage de Nice, je me mis à éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient de-ci, de-là, dans mon beau ciel bleu sans nuage, parce qu’ils essayaient de faire des trous dans la plus belle et la plus grande de mes œuvres. Il faut détruire les oiseaux jusqu’au dernier. »*

Vraiment un drôle de type, ce Klein. Un cancre charmant. J’aurais bien aimé, je ne dirais pas le rencontrer (je n'aurais rien eu de fabuleux à lui raconter et ça m'aurait embarrassé), mais être assis dans une table à côté de la sienne, dans un restaurant niçois,  et écouter en cachette ses élucubrations. J’ai bien connu son sosie (dont la ressemblance n'était pas que physique), qui nourrissait pour lui une admiration sans bornes.

P.S. Kafka non plus n’aimait pas trop les oiseaux. Leur chant insistant  le perturbait.


*Yves Klein, « Manifeste de l’hôtel Chelsea, New York, 1961 » , sur www.yvesklein.com, 1961

mercredi 12 juillet 2023

Psychologie aviaire (la complexité des oiseaux)


Rouge-gorge dans un vieux dessin de mon frère Paolo

 

Il est gentil, le rouge-gorge.  C’est lui, avec son bec fragile, qui a retiré les épines du front de Jésus au sommet du Calvaire. Et la tache qu’il porte sur sa poitrine est là pour rappeler cet acte de bonté. Sur le plan éthologique,  toutefois,  j'ai entendu dire que cet oiseau secourable  n’est pas dépourvu d’une certaine agressivité. Peut-on être secourable et agressif à la fois ? Je le pense.

Morale : nous sommes des rouges-gorges.

jeudi 22 juin 2023

Les visiteurs de mon blog 3 (Les Américains)


L’image qui me vient à l’esprit pour décrire les  autres visiteurs de mon blog est celle des oiseaux migrateurs. De temps en temps, un vol inattendu atterrit. Il reste là pendant quelques jours ou quelques semaines, et après il repart.

Le cas des Américains est assez particulier.  Un groupuscule est presque toujours présent (des lointains parents émigrés aux États-Unis à la fin du XIXème siècle?) Les autres arrivent pendant que je dors. Je les trouve  le matin, comme des litornes au pied des pommiers à la fin du mois de novembre*. Ils n'interviennent jamais. J’en déduis qu’ils sont là par hasard.

Pendant un moment, à vrai dire, ces visiteurs américains se sont mis à communiquer. Mais après deux ou trois jours, j'ai compris que leurs messages ne m’étaient pas adressés, juste des formules génériques pour engorger mon blog.  Tous les matins j’avais une dizaine de tiques à arracher. C’était à l’époque où je m’étais permis de plaisanter sur la CIA (ce propos montre à quel point je peux être mythomane et paranoïaque). Je parlais de Trump, il me semble, ou de Julian Assange.  

Assange, justement : qu’est-il devenu ? 

* Les litornes (turdus pilaris)  peuvent être assez nombreuses. Le matin, à la saison froide, on les voit sautiller dans les vergers, notamment lorsqu'il a neigé. On cherche à les approcher et elles s'en vont.