Le poète italien Gabriele D’annunzio, c’est bien connu, était assez excentrique. Parmi ses extravagances - mais ça doit être une rumeur - on lui attribue le fait d’avoir entretenu des rapports sexuels avec les oies*. J’y pense pendant ma visite à l’exposition Animal ?! (Fonds Hélène & Edourd Leclerc, Landerneau, 14 juin- 2 novembre). Une salle de cette exposition était consacrée au Mythe de Léda, dont les représentations picturales et sculpturales foisonnent depuis l’antiquité. « Tiens, me suis-je dit, les scènes de ce genre deviennent licites si la protagoniste de l’échange zoophile est une femme, elles le sont moins lorsque, comme dans le cas de D’annunzio avec son oie, il s’agit d’ un homme »
Force est de constater le caractère asymétrique de la morale occidentale en matière de sexualité.
Je reviendrai prochainement sur cette exposition qui a suscité mon intérêt à plusieurs titres.
* Il semblerait que, mis à part les problèmes d'ordre moral, cela pose des problèmes techniques.
Il paraît que Léo Ferré entretenait des rapports ambigus avec sa guenon (prétendait Claude Sarraute, qui n'avait pas la finesse littéraire de sa mère). Peut-être que la force d'une guenon, très supérieure à celle d'un homme, rééquilibre un peu l'injustice entre les sexes...
RépondreSupprimerJe vous laisse la responsabilité de votre propos (mais je ne le censure pas. C'est dire si j'ai l'esprit ouvert).
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