Hier soir, j'ai posté un billet très amer. Ce matin, apprenant avec soulagement que le projet apocalyptique qu’on nous avait annoncé avait été suspendu, et que les menaces trumpiennes ne constituaient qu’un « coup de poker génial », j’aurais dû le retirer. Au bout du compte, j’ai cru opportun de le garder.
On sait désormais que même les autres animaux ont une culture, dans le sens qu’ils sont capables de stocker des informations et de les transmettre d’une génération à l’autre. Les quatre chardonnerets que j’ai vus ce matin, en train de dévorer des pissenlits avec une joie toute printanière, ont leur culture à eux, différente de celle des chardonnerets de Fribourg ou de Douarnenez.
La notion de civilisation, elle, est réservée à notre espèce. En allant me coucher, je pense au fait que demain, au dire du milliardaire américain qui dirige actuellement le États-Unis d’Amérique, une civilisation toute entière aura peut-être disparu*.
On pourrait lui faire remarquer qu’une civilisation est une chose, la dignité des gouvernants qui prétendent la représenter en est une autre.
J’apprends à l’instant que les quatre chardonnerets floriphages, inquiets pour la situation internationale, vont quitter mon jardin pour se réfugier au Liban.
* Lorsqu'on vient d'un Pays tout neuf, détruire une civilisation millénaire doit donner des grandes satisfactions.
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