Lundi 27 avril. Je suis sur un train qui de Nice, j’espère, m’amènera à Paris. C’est la fin de la journée, il fait beau, et le paysage marin est à la hauteur de sa réputation. On est plusieurs à l’admirer. Je ne prends pas de photos. Dans une gare perdue, mon attention est attirée par une locomotive triste comme tout. Je suis frappé par son design minimaliste, pauvre et cohérent à la fois. Un panneau, sur la droite, signale son état psychique. J’aurais envie de lui dire quelque chose de gentil, de solidariser. Je cherche à me figurer son concepteur. Je pense que par cette forme, fatalement, il lui a donné un caractère.
On repart. En prenant un peu de distance, je réalise la facilité avec laquelle notre arrière-plan animiste aurait tendance à resurgir.
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