mercredi 17 juin 2026

Jeux de rôles

 


Illustration tirée de Pierre l'ébouriffé : joyeuses histoires et images drôlatiques pour les enfants de 3 à 6 ans (Heinrich Hoffmann, (1809-1894).

 

Cela renvoie à ma réflexion sur la rêverie qui accompagne l’action du chasseur. Je reviens parfois à cette lecture de la chasse comme activité fantasmatique, comme une « scène » (au sens de la Commedia dell’Arte) où chaque animal incarne une figure archétypale : non pas un lièvre ou un faisan quelconques, mais le Lièvre, le Faisan par définiion. Dans cette perspective, chacun interprète un personnage. Le chasseur joue le rôle du chasseur, le chien celui du chien, le lièvre celui du lièvre. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre cette note que je retrouve dans mes carnets :

 

« La chasse est une représentation théâtrale dont certains protagonistes, à la fin, meurent pour de vrai. »

2 commentaires:

  1. On pense à la corrida, au fil de votre rêverie macabre.
    Le cinéma lui-même est allé jusqu’au bout de cette fantasmagorie, et les cas de dégâts collatéraux n’auront pas manqué, pour que « l’émotion » soit au rendez-vous.
    Même si on n’explose plus un cheval à la dynamite (1980, Heaven’s Gate de Michael Cimino), les organisations de défense de la cause animale ne doivent pas relâcher leur attention.
    À quand la chasse « no kill » ?

    Armelle Sêpa.

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    1. Il ne s’agit pas de « ma rêverie ». Mon intention était de pousser jusqu’à leurs conséquences extrêmes les dynamiques projectives à l’œuvre dans nos rapports avec les autres espèces (l’animal comme prétexte, l’animal comme « objet transitionnel », etc.). Le domaine de la chasse se prête particulièrement bien à ce type de considérations. Votre réponse m’autorise à penser que j’ai atteint mon objectif.

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