Exposition "Présences" au Musée de Bagnes : Hugo Beytrison, Masque de loup.
Cette fois, je réussis à ne pas rater mon train. J'ai donc tout le temps de scruter le paysage valaisan, d'admirer les terrassements (« On n'a pas une grande production de vin, ici, mais une multitude de cépages... ») et de faire le point sur nos conversations.
Je retiens que nous avons parlé à plusieurs reprises de la perte de crédibilité de la psychanalyse, de l'intégration de ses mots-clés dans le langage courant, et de l'hostilité que lui témoignent les sciences humaines et sociales. Chez les anthropologues, cette hostilité me semble révéler quelque chose de plus vaste : une réticence à reconnaître l'influence de l'inconscient - du désir, des pulsions - dans notre lecture du réel. On peut admettre son existence, mais lorsqu'il s'agit d'analyser un fait social, sa prise en compte demeure souvent « hors sujet ».
Mais l'inconscient est comme le loup : on a beau le renfermer dans une valise...
Mon détour sur le site du musée de Bagnes …
RépondreSupprimer« L’exposition est enrichie de la publication Présences. Les loups sont revenus co-éditée par le Musée de Bagnes et les Éditions Infolio. Avec les contributions de Laine Chanteloup, Sergio Dalla Bernardina, Mathias Délèze, Marie Eich, Lionel Gauthier, Mélanie Hugon-Duc, Jean-Marc Landry, Eliza Levy, Grégoire Mayor, Jérôme Meizoz, Ilenia Montello, Nicole Reynaud Savioz, Alexandre Scheurer, Federica Tamarozzi, Gwendolyn Wirobski. »
Dans un de vos précédents blogs j’avais été amusée par le nom d’une de vos collègues spécialiste du loup…. et de m’interroger : si notre histoire personnelle peut motiver un sujet de recherche… qu’en est-il de notre patronyme ?
Nicole Juin
Lorsqu'on remarque un lien entre le nom d'une personne et son centre d'intérêt, on pense fatalement à une sorte d'appel, de prédestination. J'ai gardé à l'esprit, par exemple, que le président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux s'appelle Bouteiller, et que le directeur adjoint de la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin s'appelle Braconnier. Pour tester cette hypothèse sur moi-même, j'ai consulté une IA, qui m'a répondu : « Le prénom Bernard tire ses racines de la culture germanique, dérivé de l'ancien mot bern, signifiant "ours". » Ici et là, je me suis effectivement intéressé aux ours, mais pas au point qu'on puisse parler de « vocation ». Il est vrai que l'« ursitude », parfois, se révèle dans les comportements.
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