Exposition "Présences" au Musée de Bagnes : Hugo Beytrison, Masque de loup.
Cette fois, je réussis à ne pas rater mon train. J'ai donc tout le temps de scruter le paysage valaisan, d'admirer les terrassements (« On n'a pas une grande production de vin, ici, mais une multitude de cépages... ») et de faire le point sur nos conversations.
Je retiens que nous avons parlé à plusieurs reprises de la perte de crédibilité de la psychanalyse, de l'intégration de ses mots-clés dans le langage courant, et de l'hostilité que lui témoignent les sciences humaines et sociales. Chez les anthropologues, cette hostilité me semble révéler quelque chose de plus vaste : une réticence à reconnaître l'influence de l'inconscient - du désir, des pulsions - dans notre lecture du réel. On peut admettre son existence, mais lorsqu'il s'agit d'analyser un fait social, sa prise en compte demeure souvent « hors sujet ».
Mais l'inconscient est comme le loup : on a beau le renfermer dans une valise...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire