Coq taxidermisé (gallinacé dont la proximité avec l’espèce humaine n’est plus à démontrer - cliché SDB).
L'artiste contemporain : un chasseur qui s'ignore? J’en parlerai mardi prochain, à 18, dans les locaux de l’ EESAB École européenne supérieure d'art de Bretagne - art et design (18 rue du château, Brest)
Humain, trop humain. Autour du trophée de chasse et de ses avatars.
On insiste beaucoup, ces derniers temps, sur le fait que la distance entre humains et non-humains n’est plus ce qu’elle était. L’éthologie, la psychologie animale, et même le droit rendent désormais incontestable la proximité qui nous relie aux autres espèces. On le savait déjà, en réalité. Ce qui change aujourd’hui, c’est que nous ne pouvons plus le cacher. Reconnaître la « quasi-humanité » de l’animal n’est pas sans conséquences. Sur le plan symbolique, la mise à mort d’un « presqu’humain » devient un « presque homicide », et l’utilisation de ses restes une profanation. Cette remise en cause de la frontière ontologique jette une nouvelle lumière sur la passion du chasseur pour les trophées de chasse. Elle n’épargne pas non plus, peut-être, l’artiste contemporain, tout aussi passionné que le chasseur – en plein regain d'intérêt pour les cabinets de curiosités – par la manipulation des corps taxidermisés.
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