Où réside le charme de ces souvenirs?
Je songe aux gaillards recrutés pour faire partie de l’ICE (un raccourci de MILICE, je suppose) que Donald Trump a qualifié de patriotes. Et je pense à cette phrase, que je dois avoir déjà commentée, qui jette une ombre glaciale sur une chanson que par ailleurs j’aime beaucoup : Toulouse. C’est là où Nougaro dit : « Ici, même les mémés aiment la castagne ».
Personnellement, j’éprouve une antipathie profonde pour les mémés qui aiment la castagne (ainsi que pour leurs compagnons). Et je me demande : « Quelles motivations met-on en avant quand on aime castagner ? ». La défense des valeurs morales fait souvent partie de ces prétextes. Le patriotisme (et l'amour pour l'équipe de son cœur)* également.
C’est ainsi que, parfois, on peut avoir le sentiment que des termes comme « cogneur », « va-t-en-guerre », « nécrophile » et « patriote »** appartiennent à la même aire sémantique.
* A priori, je n’ai rien contre le patriotisme qui, à certains moments de l’histoire d'un Pays, peut prendre des formes très nobles. Mais le patriotisme est une chose, les « patriotes », parfois, en sont une autre (et notamment ceux qui font du sentiment patriotique tout un fromage — j’ai toujours aimé cette formule française aux accents surréalistes). La comparaison d’un certain type de patriotes avec des « tifosi » partageant avec eux les mêmes dispositions psychologiques, me fait penser à la formule freudienne « narcissisme des petites différences ». On trouve sur le net la définition suivante : Le « narcissisme des petites différences » : concept forgé par Sigmund Freud (notamment dans Le Malaise dans la civilisation, 1929) pour décrire la tendance des communautés proches ou apparentées à se railler et à se combattre mutuellement en exagérant des différences minimes. Ce mécanisme permet de satisfaire des pulsions agressives tout en renforçant la cohésion interne du groupe, le mépris de l’autre voisin servant de dérivatif.
** J'ajouterais même « pitbull ».
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