Les black blocs répondraient que ce n’est pas pareil, que leurs motivations et celles des tifosi ne se ressemblent pas. Mais ces motivations officielles auraient de fortes chances d’être considérées, par les spécialistes de l'inconscient, comme des rationalisations. Le vrai moteur est ailleurs :
– T’as beau proclamer tes idéaux de justice et de fraternité, ce qui t’intéresse, manifestement, c’est de cogner. Nous pouvons explorer ensemble ton vécu, si tu veux, pour remonter aux origines de ton syndrome**.
– Serais-je donc essentiellement un cogneur, comme ces fachos à qui je fais la guerre?
- Tu commences a en prendre conscience, c'est déjà un pas en avant.
Je pense que le fait de remettre en cause les déclarations des acteurs sociaux (et, implicitement, leur libre arbitre), explique en bonne partie l'hostilité suscitée par la psychanalyse chez bon nombre de nos concitoyens***.
* Alors que le fasciste, justement, est celui qui veut imposer son point de vue par la force.
** Inutile de préciser qu'un vrai psychanalyste s'y prendrait autrement.
*** Et notamment ceux qui, puisque l'inconscient ne se voit pas, sont persuadés qu'il n'existe pas.
Je ne sais où partager ma tristesse, je m’empare donc de l’espace que vous offrez à vos lecteurs, espérant que ce n’est pas trop déplacé. Aujourd’hui, Martin de la Soudière nous a quitté. Un doux rêveur, oui, et bien plus que cela. D’autres seront plus légitimes à parler de son apport scientifique, je n’évoque que l’ami, érudit et drôle, décalé et généreux. C’est une chance d’avoir croisé son chemin. Il pleut sur Paris, mais j’ai très envie de croire qu’il y a du soleil sur la montagne.
RépondreSupprimerNathalie Meyer-Sablé
Merci Nathalie,
RépondreSupprimerJ’y pense depuis ce matin, c’est une bien triste nouvelle. Je comptais la diffuser jeudi sur mon blog, tu m’anticipes avec des mots très touchants autour de ce « doux rêveur » , comme tu l’appelles, sorte d’OVNI, de météorite, dans un monde académique assez gris et conventionnel.