samedi 31 mai 2025

Préparatifs


La voix du pilote annonce : « Préparez-vous au décollage ». Ne sachant pas trop comment obtempérer,  deux gamines se tiennent par la main*.

* Ce n'est pas un  grand scoop, je l'avoue, mais c'est mignon.

mercredi 28 mai 2025

Le merle enchanté

Merle qui regarde ailleurs(Cliché de S.D.B.)

Hier il a plu beaucoup. Le soir, le beau temps est revenu, avec le ciel tout propre et un parfum de fleurs mouillées. Nous étions ravis tous les deux. Moi et le merle, je veux dire, chacun à sa manière.

lundi 26 mai 2025

Vérifier les signatures

Fausses-fraises qui poussent dans mon jardin

Dans son célèbre Le rameau d’or, James Frazer parle du « Principe de similitude » qui est à la base de la pensée magique : le semblable agit sur le semblable. Si je mange une noix, dont le cerneau ressemble au cerveau humain, cela me fera passer le mal de tête. La « Théorie des signatures » va dans le même sens. Selon Paracelse, « tout ce que la nature crée, elle le forme à l’image de la vertu qu’elle entend y attacher ». Autrement dit, la forme ou la couleur d’une plante nous laissent deviner, par analogie,  à quoi elle peut servir.

L’important est de ne pas se tromper. La laitue des Alpes (cicerbita alpina) est délicieuse, mais elle ressemble terriblement à l’aconit, dont l’ingestion est mortelle. Leur signature est la même, leurs effets diffèrent.

samedi 24 mai 2025

Le Bon Sauvage et le Mauvais

 

École de Gand et Bruges, débuts du XVIème siècle

Je m’aventure dans les méandres du Musée ethnographique de San Michele all’Adige. J’entre dans la salle consacrée à l’homme sauvage dans l’imaginaire alpin.  C’est une figure qui évolue dans le temps. Une légende décrit la sagesse prêtée à ce personnage à l’époque de la Renaissance.  Je comprends tout de suite qu’elle ne se réfère pas à l’image que je viens de regarder.

mercredi 21 mai 2025

Des faisans sachant voler

 


Chez le boucher.

- Très bon votre fromage, il vient d’où ?

- Il vient de …

- Ah mon père allait à la chasse, là-bas, il y avait un établissement … Il revenait avec des faisans qui sentaient le …

- La fiente, je sais.

- Pas vraiment, les nôtres sentaient le poisson. Après, pour les préparer... On a essayé avec la bière, le yaourt … Ma mère était devenue une spécialiste du camouflage.

- Maintenant ce n’est plus pareil. Ils leur donnent à manger du blé, et ils ne grandissent plus dans des cages. Les faisans d'aujourd'hui savent même voler. Et ils marchent beaucoup. Ceux qu’on a lâché l’année dernière,  je les ai retrouvés le jour même tout près de mon chalet, trois kilomètres plus haut. Ils deviennent sauvages très vite.

Après cet échange, le boucher a raconté une histoire que je n’ai pas bien comprise. Il semblerait que les faisans d’autrefois avaient la nostalgie de la ferme et, quand ils entendaient le chant d’une poule (une poule domestique, autre chose qu'une femelle de faisan) ils allaient lui rendre visite.

lundi 19 mai 2025

D’un sauvage à l’autre (annonce)

 


Lorsqu’on s’intéresse aux cultures régionales, ainsi qu’à leur mise en valeur muséographique, une visite au Museo etnografico de San Michele all’Adige, près de Trente, mérite sûrement le détour.

Cette année le musée organise une série d’événements autour du sauvage. J’aurai le plaisir d’y participer dans le cadre du colloque « Di selvatico in selvatico ». Je propose ici (pour ceux qui savent agrandir le document)   la liste des interventions :

 







samedi 17 mai 2025

Ignoble toi même





L’autre jour, avant de retirer l'image, j’avais illustré mon billet avec un merle au bec noir. On m’a fait remarquer que, probablement, il ne s’agissait pas d’un vrai  merle. En me renseignant, j’ai découvert l’existence d’un soi-disant « Merle au bec noir ». Il s’appelle Turdus ignobilis et, si son bec est noirâtre, son plumage n’est pas si noir que celui d'un merle classique (Turdus merula).

Je me suis alors demandé  : de quel droit qualifie-t-on une grive d’ignoble ?  Que fait donc la Ligue pour la Protection des Oiseaux ?  Pourquoi n'intervient-elle pas pour mettre fin à cette ignoble stigmatisation? Arrêtons avec nos délires anthropocentristes*.

* La femelle du merle noir, on le sait, est moins noire que son partenaire.  Voici une autre injustice classificatoire : lorsqu'on généralise en parlant de « merle noir »  ou de « blackbird », on ne se réfère  en fait qu'aux garçons.

jeudi 15 mai 2025

Les merles et le laurier


Jeune merle finistérien

L’automne passé j’ai massacré mon laurier en comptant sur sa résilience. Lorsque je l’avais planté, il tenait dans une poche de ma veste de hippie en velours vert (avec une doublure à fleurs). Le lieu, manifestement,  lui convenait : avant mon intervention drastique il avait tellement grandi qu’il m’empêchait de voir le ciel.

Les merles cette année sont deux. Je pense qu’ils ont fait leur nid dans ce qui reste du laurier parce que, lorsque j’approche, ils montent sur un bouleau, sans s’éloigner, et font un boucan d’enfer.

A la différence de Maurice, dont le charme est ailleurs, ils ne demandent rien, juste que je les laisse en paix.

 


Vieux merle de Vénétie

 

mardi 13 mai 2025

En comter de belles. Protagonisme et amour pour la nature

 


Oui, moi aussi je parle du comté. Tout le monde sait que  pendant l’émission La Terre au Carré sur France Inter un militant écologiste a déclaré : « Le comté, si c’est mauvais écologiquement, est terrible pour les animaux, est-ce que notre petit plaisir à se faire une tranche de fromage, ça vaut plus que tout ça ? ». C’est à peu près comme suggérer aux Français de renoncer à la baguette. J’imagine la jubilation du militant en question, fier de sa trouvaille. Puisqu’il me fait penser à la commedia dell’Arte, je le fais parler dans la langue de Dante : « Questa volta l’ho veramente sparata grossa ». « Questa volta », en italien, signifie « cette fois », « veramente » signifie « vraiment » e « spararla grossa », qui  veut dire « tirer un gros coup de canon », peut se traduire par « en conter de belles ».

dimanche 11 mai 2025

Parcours périphériques (Annonce)




 

Réception des choux-fleurs aux Ets. Fernand Drouelle (expéditeur). Source : Association Écomusée du Maraîchage et des Traditions Populaires du Val de Saône.


Le Séminaire Ruralités contemporaines en question(s) a hébergé cette année plusieurs interventions consacrées au thème des périphéries. Elles seront bientôt publiées dans un ouvrage édité par le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques. Ce matin, lundi 12 mai, Agnès Tachin abordera ce sujet en nous parlant des maraîchères du Val de Saône.

 

Séminaire Ruralités contemporaines en question(s)

 

Pierre Alphandéry, chercheur honoraire, INRAE

Christophe Baticle, MCF, Univ. Aix-Marseille, LPED / Habiter le Monde

Sophie Bobbé, chercheure associée au laboratoire LAPEHESS

Sergio Dalla Bernardina, professeur émérite, Univ Bretagne Occid, LAP-EHESS)

Maxime Vanhoenacker, chercheur CNRS, LAP-EHESS, référent pour cette UE

 

 

Séance du 12 mai 2025, 11-13 heures

 

Salle AS1-23 - 54 bd Raspail 75006 Paris

En présentiel et en visio :

 

https://ehess-fr.zoom.us/j/95007523550?pwd=jwFt0b5Lb67rTYuRCkHFoBhXb86UVU.1

ID de réunion: 950 0752 3550

Code secret: 994272

 

Agnès TACHIN (historienne, maîtresse de conférence HDR, Cergy-Paris-université)  Les traditions maraîchères du Val-de-Saône auxonnais entre mémoire et oubli.

 

Présentation : Sergio Dalla Bernardina

 

Résumé : La commune d'Auxonne, en Côte d'Or, a été pendant près d’un siècle le centre d’une région maraîchère très dynamique, approvisionnant en fruits et légumes les villes du Grand-Est. Afin que l'histoire de ces traditions maraîchères ne sombre pas dans l’oubli, un collectif réuni autour d'anciens maraîchers a entrepris un travail de mémoire à travers la publication de deux ouvrages et un projet d’écomusée que cet article se propose de présenter. Cette entreprise mémorielle permet de s’interroger plus largement sur la place du maraîchage dans l’agriculture française et les raisons de sa faible valorisation patrimoniale, alors que les enjeux environnementaux conduisent à reconsidérer ces méthodes de production.

 


Ses travaux portent sur l'histoire des représentations et des imaginaires dans le champ des relations internationales, de l'histoire politique et plus récemment l'histoire environnementale. Elle a dirigé l'ouvrage, Le temps du voyage. Les déplacements internationaux des chefs de État ou de gouvernement (XXe-XXIe siècles), Bruxelles, Peter Lang, 2022 et plus récemment, elle a coordonné Chasses et représentations (fin XIXe-XXIe siècle) dans les Cahiers d'Agora, Revue en Humanités, n°7, 2022.

samedi 10 mai 2025

Finalement la paix entre chasseurs et non-chasseurs. Léon XIV va construire des ponts


 
Le Pape Léon XIII

Lorsqu’un pape choisit son nom, c’est en référence à l’homonyme qui l’a précédé et dont il apprécie le profil.

C’est donc avec la plus grande joie que les chasseurs de pinsons et d’alouettes, les chileurs, les poseurs de collets, les chasseurs à la glu, les mangeurs d’ortolans et de pâté de grives réagiront à l’élection de Léon XIV.

 

Léon XIII, en fait,  aimait tellement la chasse aux petits oiseaux qu’il avait fait installer un roccolo (sorte de tenderie très appréciée en Italie du nord mais pas seulement), dans les jardins du Vatican*.

 

*Vous aurez plus d’informations en lisant mon article :
 « Phénoménologie d’un piège végétal : le roccolo » : https://shs.cairn.info/revue-cahiers-d-anthropologie-sociale-2013-1-page-16?lang=fr

jeudi 8 mai 2025

L’avis des animaux

 

Je consulte mon smartphone en attendant la fumée blanche qui nous mettra au courant sur les choix du Saint-Esprit. Maurice, derrière la fenêtre,  suit de loin. Les informations défilent. 

-       T’as vu ? Un homme et son chien, en Floride, ont été bouffés par un ours.

-       C’est la vie des animaux

mardi 6 mai 2025

Appeler un chas un chas* (Dialogues interspécifiques)

 


Je me demande si Maurice, qui circule dans les airs au milieu des anges et des satellites, a des informations réservées sur le profil du prochain pontife. Je le soupçonne d’avoir des préférences. J’aborde la question de loin :

- « Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu ».  Une phrase puissante, je trouve …

- Peut-être, mais un religieux sérieux ne fait pas de politique.

 

*Alors que les chats pullulent dans les discours et dans les appartements, les chas sont en train de quitter la langue française.

dimanche 4 mai 2025

Hyménoptères zélés

 


Hyménoptères ailés

Est-ce que les fourmis aiment leur travail ? Voici une question particulièrement idiote, me dira-t-on (assez justement). En tout cas,  c'est le sentiment qu'elles donnent*.  D’après le physicien et naturaliste français René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757), c’est à cause de cet amour présumé que nous préférons ces hyménoptères zélés à d’autres insectes tout aussi fastidieux :


« Quoique nous n'ayons pas toujours à nous louer des fourmis on est assez généralement bien disposé pour elles ; on n'a point pour elles de ces aversions qu'il est assez ordinaire d'avoir pour tant d'autres insectes. Une des vertus les plus utiles à la société est l'amour du travail; nous aimons les hommes laborieux, et nous sommes portés à aimer de petits animaux qui le sont à un point ou il serait à desirer que tous les hommes le fussent ".*

 

* Chez  de la Fontaine ce n'est pas très clair : aiment-elles  travailler ou sont-elle juste prévoyantes?

 

** L'histoire des fourmis, traduite et annotée par William Morton Wheeler, publiée, sous le titre The Natural History of Ants..., à New-York, par Alfred A. Knoppf, en 1926. L'édition française avec une introduction de E.L. Bouvier et des notes de Charles Perez, est parue à Paris chez Paul Lechevalier en 1928, p. 9). Cité par Jean-Marc Drouin « Du terrain au laboratoire : Réaumur et l'histoire des fourmis » Aster : Recherches en didactique des sciences expérimentales Année 1987 5 pp. 35-47.

 

 

vendredi 2 mai 2025

Le farniente, le premier mai et les stéréotypes ethniques


Hier on fêtait le premier mai et, par-là, notre côté « fourmi » (notre côté « cigale » nous le glorifions au carnaval). Les Français, c’est bien connu, ont emprunté pas mal de mots aux Italiens. C’est le cas de « farniente », terme tellement associé au tempérament péninsulaire qu’on pourrait le qualifier de « stéréotype ethnique ». On dit « farniente » et on pense à un individu bavard  et décomplexé. Il s'appelle  Mario ou Marcello. Assis dans sa veranda, il contemple le belvedere un spritz à la main*.

* À la différence des Français, les Italiens font précéder le verbe « far niente » par l’adjectif « dolce » (doux). Même en Italie cette formule est souvent évoquée dans un cadre sympathique mais vaguement moralisateur et discriminatoire.

mercredi 30 avril 2025

Lapin à l’absinthe


 


Aujourd’hui c’est interdit, je crois. Mais à l’époque …            à l’époque aussi, peut-être, mais à vingt ans on est moins regardant. Au sommet d’une montagne, derrière chez moi, j’avais trouvé de l’Artemisia. J’en ai ramassé quelques feuilles. C’était particulièrement parfumé. J’ai plongé l’artemisia dans une bouteille d’eau de vie,  il m’en restait un peu. Alors j’ai préparé un lapin que j’ai qualifié de « Lapin aux herbes de haute montagne ». Les amis de mon père et notamment le pharmacien ont refusé catégoriquement d’en goûter. Les miens se sont soumis à l’épreuve initiatique. Avec la cuisson l’arôme se réduit beaucoup. On l’a quand même apprécié.

lundi 28 avril 2025

Florilèges de printemps

 

 

Je découvre que le 28 avril, dans le calendrier républicain, correspond au neuvième jour du mois Floréal.  C’est le jour de la jacinthe. Par association d'idées je pense à Robespierre cheminant sur un tapis de  fleurs comme le Printemps de Botticelli, et à  ma maitresse qui  faisait pousser les jacinthes dans un pot. Leur fragrance était très prononcée. Plus la fleur grandissait, plus l’air devenait irrespirable*.

* Tant qu’à faire, elle aurait pu fumer des clopes.  

samedi 26 avril 2025

Imprintings


  Bushmen - San - Peinture rupestre représentant des figures humaines des montagnes du Drakensberg,

Nous passons notre temps à interpréter notre prochain (notamment lorsqu'on est anthropologue ou psychanalyste)  mais nous n’avons pas envie, parfois,  que notre prochain  nous interprète. Nous   cherchons  alors à brouiller les pistes.  C’est un vieux réflexe de l’époque où  nous étions des proies, peut-être.

J’y pense en lisant le passage suivant d’un ouvrage récent de Philippe Pesteil. En faisant dialoguer les  sciences cognitives avec des classiques de l’anthropologie il nous parle des empreintes, du Merveilleux,  des chasseurs-cueilleurs, du folklore, de Gargantua et  Saint Martin, des récits étiologiques et des savoir-faire vernaculaires  :

« Quelles que soient les hypothèses privilégiées pour retracer l’anthropogénèse (charognard, chasseurs, collecteurs …), le repérage et l’interprétation des empreintes demeurent une interrogation légitime. Les paléoanthropologues n’ont pas encore déterminé à partir de quelle époque les hominidés ont pu et su interpréter des pistes ». p. 161 (Philippe Pesteil, Pour une anthropologie de l’empreinte. Approche cognitive et phénoménologie d’une forme. Éditions Mimesis, 2024, p. 161).

jeudi 24 avril 2025

Hybrides bons à penser


 

J’étais très  petit. Mario bêchait et sortait de la terre de gros insectes marrons.

-  Cos’è ? (C’est quoi ?)  

- É un grillotalpa (C’est une courtilière).

Je connaissais les grilli  (les grillons), je connaissais les talpe (les taupes),  je ne connaissais pas les grillotalpe. Mais le fait qu'ils existent ne m'a pas étonné.

mardi 22 avril 2025

Pourquoi mange-t-on les agneaux? Valeurs et raison pratique

 


Cornelis van Leemputten (1841-1902). Un berger avec des moutons et des agneaux.

 

Pourquoi à Pâques mange-t-on les agneaux? C’est la tradition, on le sait. Mais derrière cette coutume à la forte charge symbolique, nous expliquent les spécialistes, Il y a des raisons pratiques : pour constituer son troupeau,  le berger, n’a besoin que des femelles. Deux ou trois reproducteurs suffisent. Que fait-on donc des jeunes mâles superflus ? Eh bien, on les mange. D’accord. Mais peut-on réduire l’explication d’une coutume au seul aspect technique ?


Si on s’en tenait aux raisons pratiques, on pourrait suggérer la même démarche pour régler la démographie chez les chats : on garde deux ou trois mâles reproducteurs et on mange les autres.

dimanche 20 avril 2025

La communauté des chasseurs et le principe de réalité

 

Rencontre interspécifique dans les Monts d'Arrée il y a deux ou trois jours

 

Dialoguer avec la presse cynégétique n’est pas forcément facile. Si on a une opinion qui, sans être défavorable à l’exercice de la chasse, ne correspond pas à la narration officielle, on a de fortes chances de ne pas être entendu.  Cette surdité remplit de joie, et peut être de fierté, les chasseurs les plus « pittoresques » (ceux que les anti-chasse s’amusent à canarder), mais elle porte préjudice à l’image de la chasse chez tous les citoyens doués d’un minimum de sens critique.

Voici le nouveau manifeste de la chasse tel qu’il sera apporté - annoncent les media du secteur - devant toutes les mairies de France. L’ensemble des requêtes a bien entendu sa légitimité, dans la mesure où elles correspondent aux souhaits d’une partie non négligeable (même si de plus en plus réduite) de la population française. Deux ou trois d’entre elles, toutefois, me semblent ne pas prendre en compte le principe de réalité. Je vous laisse deviner lesquelles.

 

La liste des 11 propositions du Manifeste de la Chasse.

  1. Reconnaissance d’intérêt général de la chasse française. Et inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco de tous les modes de chasse.
  2. Arrêt du paiement des dégâts de grand gibier sur les cultures par les seuls chasseurs. Afin de sauver le système d’indemnisation pour les agriculteurs.
  3. Refus de l’interdiction du plomb dans les munitions de chasse.
  4. Suppression de tous les moratoires européens. Maintien de toutes les espèces chassables.
  5. Reconnaissances de la légitimité de toutes les chasses traditionnelles afin de garantir leurs pratiques.
  6. Animation d’une police de proximité rurale par les fédérations des chasseurs à dispositions des communes.
  7. Création d’un fond dédié aux fédérations pour financer les actions de réaménagement environnemental comme les haies pour le petit gibier.
  8. Permission aux chasseurs de céder leur gibier sans contrainte réglementaire disproportionnée.
  9. Réduction significative des populations de loup afin de sauver le pastoralisme et les population d’ongulés.
  10. Retour à la liste complète des nuisibles dans tous les départements et maintien partout du piégeage et du déterrage
  11. Liberté de continuer à chasser le week-end, les vacances et jours fériés.