lundi 3 août 2026

L'agave résilient (2) Jurisprudence végétale


 Avant de passer à l’agave, arrêtons-nous sur un préambule de caractère général. A-t-on le droit de sauver les plantes d’autrui ? Imaginons que vous habitiez au deuxième étage et que votre voisin du premier laisse se dessécher la plante ornementale qu’il a posée près de son entrée. Avez-vous le droit de l’arroser à sa place ?

Il pourrait prendre la chose très mal :

 - Monsieur, quelque chose me dit que vous avez pris l’habitude d’arroser ma plante ornementale dont le nom, en ce moment, m’échappe. Est-ce pour afficher votre supériorité morale et souligner mon insensibilité ?

- Mais non, je vous assure, c’est juste que…

-  Cette plante m’appartient. J’ai le droit d’en faire ce que je veux. Même de la laisser crever, si cela me chante. Les prérogatives du propriétaire comprennent l’usus, le fructus et l’abusus. (À suivre)

2 commentaires:

  1. Je partage votre tristesse devant les plantes d'autrui qui se meurent. Sans doute faudrait-il instaurer un droit d'ingérence jardinière.

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    1. Prévoyant aussi la poursuite pour « non assistance à plante en danger »

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