Marroniers et pelleteuse
J’interroge l’IA et je découvre que des villes comme Vienne sont réputées pour intégrer les arbres d’alignement à leur planification urbaine. Les grands boulevards et les parcs historiques font l’objet d’une gestion attentive, avec une forte volonté de préserver les arbres matures lorsque des travaux sont entrepris. Berlin possède des dizaines de milliers d’arbres de rue, dont beaucoup sont centenaires et considérés comme un élément essentiel du patrimoine urbain. Londres est souvent qualifiée de « forêt urbaine » grâce à son exceptionnelle couverture arborée. De nombreuses avenues bordées de platanes et de tilleuls anciens sont protégées, et les abattages suscitent généralement un examen public approfondi.
À l’inverse, certaines villes - ou parfois simplement certaines municipalités - manifestent une profonde tendance « dendrophobe ». On trouve que « trop de verdure, ça fait sale et ça fait campagnard », que les électeurs, notamment les plus âgés, risquent de trébucher sur une racine et de se fracturer le fémur, l’épaule et/ou le poignet. À la place, bien distancés l’un de l’autre, on plante alors des arborets filiformes qui « font nature » sans déranger personne*.
C’est dans une ville de ce type que s’est passé le micro-événement que je viens d'anticiper avec toute une série de préambules, alors qu’il n’y a pratiquement rien à raconter. (À suivre).
* Ce qui me rappelle la célèbre chanson : « Giovinezza, giovinezza, primavera di bellezza… », très à la mode dans l’Italie des années 1920 et 1930.
RépondreSupprimer« Vienne (et des villes similaires) gère les arbres d’alignement en combinant planification proactive, aménagements techniques sous les surfaces et choix d’espèces adaptés, afin d’offrir un espace racinaire suffisant et de limiter les soulèvements de chaussée ou de trottoirs. Cela préserve la planéité des cheminements pour les personnes à mobilité réduite, poussettes et personnes âgées. wien.gv.at » Grok.
Armelle Sêpa.
Merci pour votre réponse qui me permet de mieux préciser mon point de vue. Je vois tout l’intérêt d’éviter que les allées urbaines deviennent un calvaire pour les riverains (les Viennois, manifestement, cherchent à concilier les différents enjeux). Si je me permettais de faire de l’humour ce n’est pas pour dénigrer les personnes âgées. C’est parce que l’argument « faciliter la déambulation des seniors » est souvent brandi par des bétonneurs enthousiastes et autres affairistes sans scrupules (sans parler des zélateurs béats de la « modernisation du Pays, qui restent assez nombreux). La jeunesse à laquelle je me réfère est celle des arbres de remplacement censés compenser la disparition des vieux tilleuls, platanes, marronniers monumentaux qui « posent problème ». Ce mépris pour les arbres « vénérables » me rappelle le mépris des Futuristes pour les vestiges du passé et pour la vieillesse en général. D’où ma référence à Giovinezza giovinezza, hymne fasciste que les Italiens ont continué à chanter pendant les cérémonies publiques jusqu’au moment où ils ont été obligés d’arrêter ».
Supprimer