mardi 28 juillet 2026

Avoir ou être? Du bon usage de la testostérone (et du bromure)

 


(Suite et fin). Je reviens sur la nouvelle selon laquelle l'armée américaine compte vérifier le taux de testostérone de ses soldats afin de soumettre les déficitaires éventuels à un traitement médical. Cela me rappelle une rumeur qui circulait dans les casernes lorsque j'avais vingt ans : on prétendait que, pour diminuer la libido des recrues, l'institution, prévoyante, mettait du bromure dans leur café (de potassium ou de sodium, selon l'orientation des experts et les traditions nationales). Veut-on un soldat docile ? On lui administre du bromure. Veut-on le lancer à l'attaque ? On le gave préalablement de testostérone.

L'histoire du bromure, paraît-il, n'est qu'une légende urbaine. Celle de la testostérone, une vérité officielle confirmée par les hauts responsables du gouvernement américain.

Je pense aussi, au passage, aux opportunités juridiques offertes par cette innovation : le conscrit accusé de s'être comporté de façon peu chevaleresque envers une promeneuse croisée dans un parc pourrait toujours se disculper en déclarant : « Ce n'est pas moi le coupable, c'est la testostérone ! »

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