lundi 31 octobre 2016

Jardinez débile : la traite des oliviers



Tout le monde ou presque, aujourd'hui, semble habité par un désir incompressible d'avoir un olivier dans son jardin, même s'il habite à Brest, en Alsace ou dans le Lyonnais ("Jardinez malin, dit la publicité"). Les plus riches, parmi les malins,  achètent en Corse ou en Toscane des sujets centenaires   qu'ils transplantent chez eux. C'est comme s'ils s'achetaient  un passé, un diplôme, un titre nobiliaire.


Cette traite des oliviers illustre à la perfection la notion de "déracinement". 

samedi 29 octobre 2016

À table avec le renard (recette)




Renard (un peu spécial, je trouve)

Pendant une enquête dans les Alpes italiennes, au Piémont, on m'a appris comment préparer le renard. Bien cuisiné, il n'est pas si mauvais que ça, parait-il. "On doit le purifier dans  l'eau d'un torrent pendant plusieurs jours.  Il faut éliminer la graisse, c'est très important,  et  ne garder que les cuissots. Le reste est à  jeter parce que le renard a un drôle de système hydraulique. C'est comme chez le chien : l'urine circule partout". À la fin de mon entretien, j'ai découvert que mon informateur, avant de devenir cuisinier, avait travaillé longtemps chez FIAT.  

jeudi 27 octobre 2016

Zoonoses : le lécher du chien entre mythe et réalité







Faut-il laisser son enfant se faire  lécher par un chien?  

"Non", lisait-on il y a quelques  jours dans un quotidien italien bien renseigné :  "la langue d'un chien est pleine de bactéries et autres microbes malveillants". Dans l'édition d'avant-hier l'avis avait changé : "Le lécher  d'un chien est dix fois moins infectieux qu'un baiser de votre partenaire".


D'où la question suivante  : faut-il laisser son chien se faire lécher par un enfant (ou par notre partenaire)?

mardi 25 octobre 2016

La forêt et le trafic routier


Amanite périurbaine 


Hier, en me promenant, je suis tombé sur de nombreuses amanites tue-mouches. À côté, normalement, on devrait repérer des cèpes. Pourquoi utiliser du ruban tue-mouches, me suis-je demandé, lorsqu'on peut compter sur  les amanites? Je me trouvais de l'autre côté d'un pont long et élancé  qui relie la ville de Brest au sud de la Bretagne. Dans le bois on entendait très fort le bruit des voitures. C'est ce bruit persistant, me suis-je dit, qui affaiblit la vertu insecticide des amanites, ainsi que leur pouvoir hallucinogène.

dimanche 23 octobre 2016

Et l'empathie?



On m'a fait remarquer, à juste titre, que contrairement à ce que ce blog laisserait entendre l'animal n'est pas forcément un prétexte : derrière les prises de position de plus en plus nombreuses en faveur de la cause animale il y aurait tout simplement l'empathie (on s'identifie à l'autre et on ressent ce qu'il doit ressentir).  Ce fait est indéniable, nous avons tous tendance à "empathiser" avec les animaux  (sauf, dans mon cas, avec un chien que je croise tous les jours dans la rue et que je trouve particulièrement impoli et plein de préjugés. Ses émotions ne m'intéressent pas).


La sympathie (étymologiquement :  participation à la souffrance d'autrui), n'est pas lointaine de l'empathie. Personnellement je n'aime pas trop les gens qui sympathisent au quart de tour. Aujourd'hui ils vous adorent, demain ils vous détesteront avec autant d'enthousiasme.  J'en connais certains, par ailleurs, qui sympathisent plus volontiers avec leurs animaux de compagnie  qu'avec leurs collègues  (philosophes, ethnologues et autres chercheurs explorant les rapports homme/animal). Nous avons le droit, et peut-être même le devoir, de solidariser avec notre prochain toute espèce confondue. Rien ne nous empêche, cependant, d'étudier la manière dans laquelle l'amour pour les bêtes peut être instrumentalisé.

vendredi 21 octobre 2016

Progrès





Enluminure de Georges Trubert (1492-93). Particulier

Autrefois, au cirque, le dompteur rentrait dans la cage et plongeait  sa tête dans le gueule du lion. Aujourd'hui, les dompteurs n'étant plus à la mode, c'est aux documentaristes de prendre place dans la cage. Cela ne se passe plus au cirque mais sous la mer. Une petite structure métallique est immergée dans l'eau. Le cameraman y pénètre.  Le requin approche et se fait filmer. Parfois il parvient à rentrer.  Ce qui est  encore plus spectaculaire.

mercredi 19 octobre 2016

Une bonne cible


Image satirique tirée de la bande dessinée  "'soixante-huitarde" Sturmtruppen de Franco Bonvicini (Bonvi) (Source : Wikipedia)

Je viens de recevoir la publicité d'un  jeu vidéo. On y voit un soldat visé par la lunette d'un fusil  et on peut lire :  " Envie de décimer des nazis?"

Le raisonnement implicite est le suivant :  "J'aurais envie de tirer sur mon prochain mais c'est immoral. Heureusement il restes des nazis à décimer".


Alors, si c'est pour la bonne cause ...

lundi 17 octobre 2016

Laissez-moi aboyer


Barde privé du droit inaliénable de chanter


Lasciatemi cantare con la chitarra in mano ("Laissez-moi chanter la guitare à la main"), chante un certain Toto Cutugno dans un refrain qui a fait le tour du monde (je crois avoir déjà cité cette petite merveille). On comprend bien le  raisonnement sous-jacent :  lorsqu'on est Italien, on a le droit de chanter.

Et lorsqu'on est Chien on a le droit d'aboyer. C'est la décision qui a été prise par le tribunal de Lanciano, dans les Abruzzes, en faveur de deux représentants de la race canine  accusés de déranger le voisinage avec leurs hurlements.  Aboyer, lit-on dans la sentence, représente un droit inaliénable du chien. 


Cf., par exemple, http://www.lastampa.it/2012/06/19/italia/i-tuoi-diritti/responsabilita-e-sicurezza/abbaiare-e-un-diritto-del-cane-f82Li6mJO8uPk1GQ91AuZK/pagina.html

samedi 15 octobre 2016

Bob Dylan, les colombes et les faucons (voire, comment vampiriser un prix Nobel)



Tourte au pigeon 

"Combien de mers une colombe doit-elle traverser
Avant de s'endormir sur le sable?" (Extrait de Blowing in the wind)

La réponse est dans le net.


Visiter, à ce propos, l'adresse suivante : http://video.repubblica.it/spettacoli-e-cultura/carla-bruni-canta-blowin-in-the-wind-l-omaggio-a-dylan/255353/255587?ref=HRESS-7

jeudi 13 octobre 2016

La chasse aux mouches dans l'ancien Empire mongol


Ruban tue-mouches et porte en PVC
"Je fais mon possible pour le ruban tue-mouche (j’en ai récupéré un dans la poubelle : je crains bien qu’avec le froid qui s’installe nos « ennemies » les mouches commencent justement à se raréfier et je n’ai pour appareil que des téléphones portables qui permettent de prendre des clichés au format « facebook », c’est loin d’être terrible). Je pourrai toujours vous en ramener un en souvenir, ce n’est pas lourd dans une valise".


Les sensibilités changent. Pour se procurer un ruban tue-mouches, désormais, il faut se rendre en Mongolie*.

* La photo et  le message sont de Typhaine Cann, jeune ethnologue brestoise alternant, dans ses terrains de recherche, les profondeurs de la mer d'Iroise et les plaines  illimitées de la steppe mongole où la question du bien-être animal, pour ce qui concerne les mouches, ne se pose pas (encore).

mardi 11 octobre 2016

Mauvaises nouvelles pour les chats



Chat pas normal du tout

Mahomet, c'est bien connu, aimait les chats, les sites officiels évoquant les liens entre l'Islam et les animaux en parlent fréquemment.  Les militants de Daesh aussi, autrefois, aimaient ces animaux inoffensifs et se faisaient filmer en leur compagnie (cela leur permettait de montrer qu'ils savent être gentils avec ceux qui le méritent). Mais tout récemment ils ont changé d'avis et programmé l'extermination des chats*. Ils ont même émis une fatwa à ce sujet. Les commentateurs ont du mal à comprendre. Les chats aussi.

Il serait temps que le Bon Dieu, s'il existe, prenne  position. 


http://www.lematin.ch/monde/daesh-lance-chasse-chats/story/16494970

http://www.repubblica.it/esteri/2016/10/10/news/legge_anti_gatto_isis_sterminio-149478129/?ref=HREC1-19



dimanche 9 octobre 2016

Pour la préservation des races (à viande)



Une photo que j'ai prise il y a deux ou trois ans à Turin

"Quand on cherche à caractériser les races biologiques par des propriétés psychologiques particulières, on s'écarte autant de la vérité scientifique en les définissant de façon positive que négative".  (Claude Lévi-Strauss, "Race et histoire" in Anthropologie structurale deux, Paris, Plon, 1973, p. 377).

En d'autres mots,  mettre en relation des traits raciaux  et des traits psychologiques est une erreur (c'est même "le péché originel de l'anthropologie" précise Lévi-Strauss un peu plus loin). Il ne s'agit pas d'une erreur, en revanche, lorsqu'on parle des races animales. Et si c'est une erreur,  nous la commettons sans arrêt. Nous sommes  prêts à reconnaitre par exemple que le Labrador est  "un des chiens les plus sympathiques, les plus joyeux et les plus joueurs du monde"*  et que le chat Persan "est calme et placide, il aime la paix et la douceur du farniente"(ibid.). Cela vaut aussi pour les bêtes à viande, auxquelles nous prêtons des propriétés gastronomiques qui changent d'une "race" à l'autre et des traits psychologiques tout aussi variables.

"Piemontese falso e cortese" (Piémontais faux et courtois), dit un sobriquet ethnique circulant dans la péninsule italienne. C'est complètement infondé, certes, mais si cela devrait être vrai, cela dépendrait de la culture et non  pas de la race*.

* http://wamiz.com/chiens/labrador-retriever-221

* Les Piémontais répondent : "Italiano falso e villano".

vendredi 7 octobre 2016

L'avenir de l'animal



Limaces rouges s'apprêtant à envahir la planète

Connaissant mon intérêt pour l'imaginaire animalier, une amie  vient de me raconter son rêve. Elle participait, je la cite,  "à un banquet Renaissance couleur marron : viande cuite, gibier, cochons à la broche avec un citron dans la bouche et autres  bêtes rôties qui semblaient sculptées dans le bois : noyer, chêne, palissandre, cerisier". Quelqu'un, dans le salon, a posé la question : quel sera l'animal du futur? Elle a répondu : la limace.


La limace, d'accord, mais la rouge ou la grise?

mercredi 5 octobre 2016

Lions d'antan



Enfant avec lion (présumé).

L'enfant c'est moi. L'homme souriant est mon père. Je me souviens encore de l'odeur du lionceau et de sa fourrure moite.

Cela fait déjà quelques années. On gesticule, on se distrait, et le temps passe. La vie est chronophage.

lundi 3 octobre 2016

Ce que mangent les vrais loups



Loup ne se nourrissant que de petits animaux  (Dessin d'Erna Voigt, in « Pierre et le Loup » - Gallimard Jeunesse).



«Mille huit cent soixante quatorze  attaques pour la seule année 2012, six mille neuf cent trente six brebis massacrées, plus de 1,9 millions d'euros d'indemnisations! Un record ... (...) Six meutes se partagent les territoires du parc du Mercantour qui vit l'enfer ... "Le 2 juillet, premier soir de notre arrivée dans l'alpage, les loups m'ont tué une brebis", confie Bernard Bruno, 46 ans, trente ans d'une existence de berger dans les hauts de Tinée, à un reporter du Monde. Le berger, tout l'été, a subi un véritable harcèlement, dix attaques, trente et une brebis lacérées. "Ma toute première attaque remonte à 1997, cinq ans après la réapparition du prédateur en Mercantour. Depuis, la barre se hausse un peu plus à chaque saison"».  Anne Vallaeys, Le loup est revenu, Paris, Fayard, 2013, p. 210-211.


Heureusement ce n'est pas vrai. Comme me l'expliquait  un étudiant la semaine passée -  et il avait l'air de s'y connaître - le loup se nourrit essentiellement  de petits rongeurs (ainsi que - je n'ai pas bien compris la suite - d'animaux déjà morts, d'insectes, de fruits et légumes, d'arbres magiques et de fraises tagada ... j'improvise légèrement, peut-être). En tout cas, arrêtons de diffuser des rumeurs.

vendredi 30 septembre 2016

Regressus ad uterum (billet ordurier)



Animaux allégoriques (Pere Abadal y Morató XVIIème siècle).

1) Dans de nombreuses langues, c'est bien connu, on utilise des noms d'animaux pour désigner familièrement les organes génitaux (les fruits et les légumes ont également un certain succès).

2) Tout aussi fréquente est l'utilisation des  qualificatifs "bête", ou "animal", pour définir un individu qui n'est pas très futé. 

3) Dans le langage courant,  on a tendance à  attribuer aux organes génitaux une certaine bêtise*. Et il y en a autant pour le masculin que pour le féminin. En français par exemple, de quelqu'un que nous n'apprécions pas, nous pouvons dire tout aussi bien : "C'est un couillon" que  "Il est con".  "Non fare il mona", dit-on en Vénétie, ce qui signifie :"Ne fais pas le con". La formule "Non dire cazzate" est  classique chez mes compatriotes  et signifie, littéralement : "ne dis pas des biteries". Les italiens disposent aussi de la formule "rincoglionire" qui signifie  "devenir couillon" voire, peut-être, "redevenir couillon", comme si la "couillonitude" était à la fois le point de départ et le point d'arrivée du genre humain.

Lorsque je lis la rubrique de La Repubblica consacrée aux animaux ("Lillo est un rat,  Lallo un chat,  et pourtant ils s'aiment comme deux frères siamois ..."*), j'ai la nette sensation de rincoglionire.  Ce retour à l'hébétude (ou à la clairvoyance?) prénatale m'angoisse et me rassure à la fois. 

Mircea Eliade qualifiait ce sentiment de Regressus ad uterum.   

*Le contraire est vrai aussi, mais jusqu'à un certain point.


* La rime est involontaire et le chat ne s'appelle pas Lallo. Cf : http://video.repubblica.it/edizione/genova/sanremo-la-sorprendente-amicizia-tra-un-gatto-e-un-topo/253018/253213?video=&ref=HRESS-22

mercredi 28 septembre 2016

Lapins



"Bien que confiné à longueur de journée dans sont terrier, le lapin prolifique est d'humeur musarde et vagabonde" (Gaston Phoebus, Comte de Foix).

L'illustration est charmante. La légende aussi. Je n'ai rien à ajouter.

lundi 26 septembre 2016

Encore sur la symbolique animalière et son interprétation




Emblème d'une association philanthropique nord-américaine. L'animal à plumes - vraisemblablement une dinde - est censé rappeler l'esprit joyeux et fraternel qui accompagne le repas de "Thanksgiving".  


On sait que  la signification d'un symbole dépend de sa position au sein d'un contexte. Le symbole "chien", par exemple, peut signifier aussi bien la fidélité d'Argos que la brutalité de Cerbère. Peu compte le référentiel concret, finalement, tout dépend de son emploi. Il n'empêche que, en fonction du message à exprimer, certaines espèces animales semblent plus appropriées que d'autres.  Pour représenter la paix, dans l'imaginaire occidental,   la colombe semble plus appropriée que la hyène ou le cobra. Pour mettre en scène notre toute-puissance et notre implacabilité, l'aigle semble  plus pertinent que le poussin ou la limace.

samedi 24 septembre 2016

Après la mort du chasseur, une bonne nouvelle


Touche pas aux animaux

Je ne sais pas s'il s'agit d'un cas d'homonymie (je me réfère au billet d'avant-hier).   Toujours est-il qu'un certain Enrico Rizzi, Président National du  Nucleo Operativo Italiano Tutela Animali Onlus (de nos jours les partis et les associations pullulent, ainsi que les présidents, ce qui crée de la confusion) vient de verser  1500 euros  en faveur des animaux victimes du tremblement de terre dans le centre de l'Italie*. Cette nouvelle nous rend  très heureux.  Ce qui me trouble légèrement (mais pendant mon enfance, je l'avoue,  les rapaces n'avaient pas bonne presse et j'ai été peut-être influencé)  est le regard de la bestiole choisie pour symboliser  l'association.

Comment doit-on interpréter ce rapace "pas gentil du tout"? Il nous faudrait l'aide d'un sémiologue, peut-être, ou d'un éthologue,  ou d'un spécialiste du psychisme humain.

*http://www.lagazzettatrapanese.it/noita-onlus-stanzia-1-500-e-per-il-soccorso-degli-animali-vittime-del-terremoto/


jeudi 22 septembre 2016

La mort du chasseur, Charlie et quelques autres.




Tous les ans, pendant la saison de la chasse, on déplore quelques morts. Il arrive que des chasseurs s'entretuent (c'est le cas le plus fréquent), qu'ils abattent quelques excursionnistes et autres ramasseurs de champignons parfaitement innocents, qu'ils tombent dans des ravins, qu'ils soient  terrassés par un infarctus (c'est fréquent aussi et cela fait grimper les statistiques).  Nous pouvons commenter la mort d'un chasseur avec une large palette de réactions allant de la tristesse à l'humour noir (à la manière des rédacteurs de Charlie hebdo, qui derrière leur style grandguignolesque ne sont pas dépourvus, pour qui sait les comprendre, d'une certaine humanité). D'autres, sans passer par la caricature, expriment tout simplement leur joie.

Voici le commentaire d'Enrico Rizzi, Secrétaire du "Parti animaliste européen" (?), à la mort d'un chasseur dans les Alpes italiennes  :

"Le président du Conseil Régional du Trentin est mort ce matin pendant une battue. Infâme, maintenant tu sais ce que mourir veut dire. Je suis très heureux"*.

Cette déclaration date de 2014. J'imagine qu'après une sortie de ce genre monsieur Rizzi a été évincé de la direction  du "Parti animaliste européen".

*Enrico Rizzi, segretario nazionale del Partito animalista europeo, su Facebook : "Il Presidente del Consiglio Regionale del Trentino è morto questa mattina durante una battuta di caccia. Infame, adesso sai cosa vuol dire morire. Sono felicissimo" 18-nov-14.  J'ai tiré cette information du site suivant : http://www.ilfattoquotidiano.it/2014/11/18/diego-moltrer-morto-segretario-partito-animalista-infame-sai/1218831/


mardi 20 septembre 2016

Le mimétisme et ses implications


Veste Actikam 500 imperméable camouflage Furtiv Solognac en vente chez Décathlon 


Il était parti à la chasse avec une veste un peau de chamois. De loin, hélas, il fut pris pour un chamois*


*Histoire vraie qui anticipe une série  consacrée à la mort du chasseur.